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Sur la géopoétique des fleuves de Kenneth White 

lundi 5 décembre 2011, par Kenneth White, Régis Poulet

La venue à Lyon de Kenneth White au mois d’octobre fut l’occasion de l’écouter lors de deux soirées dont la première fut consacrée à la « Géopoétique des fleuves » et la seconde à une lecture de nombreux poèmes qu’il a écrits sur les fleuves.

Nous proposons à ceux qui n’ont pu assister à la conférence un compte rendu tantôt direct — alors entre guillemets — tantôt indirect des propos tenus par Kenneth White, lequel a fréquemment cité Hölderlin, assorti de quelques ajouts personnels. Que Kenneth White soit vivement remercié pour sa confiance.

C’était avec une certaine impatience que la parole du fondateur de la géopoétique était attendue à Lyon. En effet, comme le précisa d’emblée Kenneth White, Lyon est une ville idéale de par sa situation pour une telle manifestation [1]. D’autant plus que par rapport à la problématique et la démarche géopoétiques de l’auteur – et tout particulièrement dans la géopoétique des fleuves comme nous allons le constater – nous pouvons rappeler que Lyon constitue, historiquement et géographiquement, une charnière européenne. Robert Lafont écrit ainsi, en parlant des déchirures constitutives de l’espace européen intervenues vers le Ve siècle de notre ère :

« La troisième déchirure est la moins apparente, parce que toute continentale. Elle tranche dans les Gaules. C’est la très ancienne dépression occupée par forêts et marécages entre la Brière et les [sic] Dombes. Les Romains ont tout fait pour l’urbaniser, allant jusqu’à y construire une capitale pour la Gaule transalpine, Lugdunum, au confluent de Rhône et Saône. Elle prolonge une ligne de brisure géographique et humaine qui sépare l’Europe du Nord, des plaines et des peuples nomades, de celle du Sud, des strates ethniques et des relations mer-continent. Sur cette faille du relief et des sociétés, la dualité européenne va se jouer gauloise. » [2]

Même si le Rhône, a tenu à rappeler Kenneth White, n’est pas un des plus grands fleuves du monde, il en est un des plus complexes, un des plus variés : il fait son lit dans des paysages très variés ; il est ouvert aux influences du continent, de l’océan et de la Méditerranée. Citant un de ces rares poètes qu’il relit souvent, Rilke, dans une lettre écrite du Valais en 1921 : « c’est ainsi que l’esprit d’un grand fleuve, et le Rhône me fut toujours un des plus admirables, porte à travers les terres les dons et les affinités ».

Le fleuve donne une sensation de puissance, mais, insiste Kenneth White, c’est un mouvement non libre, traçant une voie (comme l’oiseau qui n’est pas libre), se frayant une voie topographique ou topologique – ce qui est pousser un peu plus loin la réflexion. Le phénomène du fleuve a une affinité avec notre existence : une source discrète, secrète, dans la montagne, un long cours variable et sensible, une ouverture dans un estuaire, qui est un épanchement de l’être, une issue, une fin océanique. Mais il note également des affinités avec le cours de la pensée, une navigation mentale : Rilke se dit « engagé dans le courant qui m’entraine » et tout travail est de cet ordre-là.

Les cartes


White s’intéresse depuis longtemps aux systèmes fluviaux du monde dont il fait même un trait fondamental de la perception humaine de l’espace depuis la préhistoire. La manière dont les cours d’eaux s’insèrent dans le complexe géographique général et la dynamique fluviale ont de tout temps marqué les esprits : la preuve sur les cartes anciennes :

- sur la carte de la terre des hommes (gr. oecumène, lat. habitatio) de Beatus, qui accompagne le commentaire sur l’apocalypse de Jean au XIe siècle, ce sont les fleuves démesurément agrandis qui frappent l’œil :

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Carte de Beatus de Saint-Sever, XIe siècle
Cliché Bibliothèque Nationale de France, Paris.

- sur la carte de la description de la confédération helvétique d’Albert de Bonstetten XVe siècle, le continent européen entier est représenté presque idéographiquement par des montagnes et des fleuves.

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Mappemonde d’Albert de Bonstetten, XVe siècle
Le Sud est en haut.

Parmi les cartes qu’il contemple avec le plus de plaisir, celles des River systems of Asia and europe et Rivers systems of America in Physical atlas of natural phenomena d’Alexander Keith Jonston (1850) basé surtout sur les travaux de Humboldt. On sait tout le bien que Kenneth White pense de celui qu’il considère comme un précurseur de la géopoétique, un esprit énorme.

Mais en préambule à la question des fleuves, le poète, essayiste et auteur de récits pérégrins a tenu à revenir sur la démarche géopoétique en en donnant plusieurs définitions – dont une est inédite, d’ailleurs.

La géopoétique


Première définition  :

« La géopoétique est une théorie pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport homme-terre depuis longtemps rompu – avec les conséquences que l’on sait sur les plans écologique, psychologique, intellectuel et social, développant ainsi de nouvelles perspectives existentielles dans un monde ouvert. »

Seconde définition :

« La culture (au sens profond du mot) a été fondée jusqu’ici sur trois puissances : le mythe, la religion, la métaphysique ». On parle ici d’une culture qui fasse « vivre plus et plus profondément. Aujourd’hui elle n’est fondée sur rien, il n’y a plus de base générale, et pour dire les choses plus brutalement nous avons une production culturelle sans culture. » Ainsi « la géopoétique propose un nouveau fondement ».

Troisième définition  :

« La géopoétique est à la fois l’étude de l’organisation inhérente à l’univers, la formation d’un monde humain et l’expression de cette formation. La poétisation du géopoéticien procède à la fois de l’investigation et de l’intuition. La géopoétique emploie la langue d’une manière à la fois souple et dense. » Par poétique « j’entends une dynamique fondamentale de la pensée » – d’où l’existence d’une poétique de la littérature, de la philosophie, des sciences, une poétique de la politique (pas pour demain cependant ajoute, complice, Kenneth White). Le géopoéticien se situe d’emblée dans l’énorme, l’encyclopédique. Mais il faut une force qui permette de charrier le quantitatif. Énorme est à prendre au sens de grand, mais aussi é-norme en dehors des normes : « en véhiculant énormément de matière terrestre avec un sens élargi des choses et de l’être, la géopoétique ouvre un nouvel espace de culture, de pensée et de vie, en un mot : un monde ».

Il insiste : il ne faut pas cantonner la géopoétique dans une vague expression lyrique de la géographie ; « la géopoétique, basée sur la trilogie éros (énergie vitale), logos (qui contient la logique mais est bien plus riche) et cosmos (une belle totalité en grec), essaie de créer une cohérence générale : une culture, un monde. Un monde bien conçu émerge du contact entre l’esprit et la terre, quand le contact est sensible, intelligent et subtil on a un monde au sens plein de ce mot. »

L’idée de la géopoétique, présente depuis longtemps, a été exprimée dans La route bleue (1979) lors d’une pérégrination vers le Labrador : d’abord une sensation, puis une idée qui a été beaucoup développée depuis. À la fois dans des livres d’essais, des livres de prose narrative et des livres de poèmes. Kenneth White sent le besoin des trois. Le plateau de l’albatros – introduction à la géopoétique fait une approche scientifique, philosophique et littéraire ; des livres de prose narrative tels que les Cygnes sauvages, Le Rôdeur des confins, la carte de Guido, la Maison des marées sont consacrés à la traversée des territoires, à l’expérience des territoires ou à l’habitation d’un lieu – habiter profondément un lieu ; les livres de poèmes tels que Atlantica, Les rives du silence, Les archives du littoral essaient de dire la chose de manière plus compacte, plus abrupte – ce qui distingue le poétique : plus abrupt. Il a besoin de ces trois méthodes et a comparé ce travail à une flèche dont les pennes – qui maintiennent la direction – sont les essais, dont la tige représente les livres de prose narrative – des sortes d’autobiographies ou d’autopoétiques en marche – et la tête de la flèche est le poème. La flèche entière indique un espace. Mais une autre image de son travail pourrait être la suivante : les essais constituent une cartographie, les livres de prose sont des itinéraires, des cheminements ou des installations qui s’insèrent dans cette carte, et les poèmes présentent des moments plus denses, plus intenses le long de ces mouvements. A cela s’ajoutent les livres d’entretien et les conférences, qui sont souvent la première forme des essais.

La thèse potamologique de Hölderlin


Pour cette conférence, parmi toutes les solutions envisageables, Kenneth White a choisi de parler de l’œuvre de Hölderlin dont des aspects ont été négligés. S’il tient à rappeler que l’histoire littéraire est à ses yeux secondaire, c’est pour lui opposer la géographie de l’esprit, qu’il juge essentielle. Il s’intéresse à Hölderlin en ce qu’il est une figure de transition : l’arrière-pays mental de Friedrich Hölderlin est mythique et religieux, mais il en sort de manière subtile. Dans son existence et sa manière de penser, une cassure se fait lorsqu’il quitte son Allemagne natale, traverse le Massif Central pour s’installer sur les rives de la Garonne à Bordeaux. On assiste dans son œuvre à l’effondrement du modèle classique, à une forme de dégel de la métaphysique, alors un autre mouvement, un autre paysage se révèlent. Hölderlin a beaucoup parlé des fleuves. D’autres poètes l’ont fait, comme Hugo pour le Rhin. On aurait pu évoquer également ce fleuve autour duquel le roman Siddhartha de Hermann Hesse est construit, ou encore des passages d’Équipée de Victor Segalen. Mais le thème du fleuve est récurrent chez Hölderlin : il a écrit sur le Neckar, le Rhin, le Danube, le Nil, le Gange, le Méandre, la Garonne, l’Ilisos. Le choix d’Hölderlin pour Kenneth White tient à ce que le fleuve n’est chez lui ni l’occasion d’écrire un poème rhétorique (comme dans le poème sur la Moselle d’Ausonne), ni de faire des considérations métaphysiques (ce à quoi on peut rattacher le roman de Hesse).

Chez Hölderlin on a affaire, selon le mot proposé par Kenneth White, à une thèse potamologique : thèse comme installation dans l’ouvert (cf. Heidegger), une évolution dans l’ouvert qui ne se dégage que progressivement. Le fleuve est, pour Hölderlin, un phénomène primordial qui le frappe. Sa poétique du fleuve constitue une théorie en mouvement chargée de toute son érudition, de toute son abstraction théologique, mythologique, métaphysique, et véhicule tous les éléments dialectiques de son discours (source/développement, local/universel, limité/ illimité, terre/ciel, un/multiple) à l’état fluxifié. Cette dialectique se transforme en dynamique : Hölderlin est très conscient de cette dynamique et de ce que l’esprit d’un fleuve fait « routes et frontières avec force sur la terre originellement sans chemin »(citation de Hölderlin). Le fleuve est mu par une impulsion existentielle vers son embouchure – Hölderlin est en train de s’identifier au fleuve à ce moment-là (vers 1803) – vers son delta, qui est l’ouverture ultime. Rien de tout cela n’est facile à dire, évidemment. A un moment donné, Hölderlin va dire à propos du fleuve qu’il a dans l’esprit : « ce fleuve-là, ce qu’il fait, personne ne le sait ». Il dit cela à propos de l’Ister, un de ces fleuves qui débouchent dans la Mer Noire.

Le poète allemand voit dans l’univers qui l’entoure un esprit qui attend un épanouissement. Son discours est longtemps chargé d’idéalisme religieux (on sent l’influence de Hegel).

Son poème sur le Neckar utilise la dichotomie entre le proche et le lointain. Il a à peine parlé du proche qu’il est déjà dans le lointain : dans le désir d’une Grèce idéale. Il constitue une superstructure mentale helléniste sur le corps local à la façon d’une excroissance imaginaire. Ce rapport idéalisé à la Grèce (venu de Herder) disparaîtra lorsqu’il traversera le Massif Central en hiver : il sera « dans la roche, dans le roc, dans la rocaille, en abruptitude, dans un tout autre paysage à la fois physique et mental ». Hölderlin déplore, chez ses concitoyens casaniers, enfermés sur le terroir, sur le proche, le « manque d’élasticité, d’élan, de déploiement multiple des forces, d’où le sombre, le méprisant refus ou alors la dévotion craintive, aveuglément soumise avec laquelle ils accueillent tout ce qui se trouve en dehors de leur sphère étriquée et peureuse. Sans idée générale, sans vue universelle et sans regard ouvert sur le monde la vie individuelle propre à chacun ne peut exister »(lettre à son frère). Dans ce désert de solitude, Hölderlin s’est engagé « avec en tête la culture grecque, un christianisme de plus en plus épuré, et la nature, il s’efforce de faire une synthèse de ces éléments et cherche les conditions de vie qui permettent l’épanouissement d’une pensée et l’harmonisation d’une existence » : « ce n’est pas un penseur pensant, c’est un penseur qui veut exister plus. Une phrase revient souvent : « Se frayer un chemin », c’est justement ce que fait le fleuve et notamment ce que fait le Rhin, sujet d’un autre de ses poèmes fleuves.

Le Rhin, son jaillissement pur, son temps premier est ce qui l’émeut le plus, ce qui sera toujours là lorsque « les demeures et les dogmes des humain auront disparu ». Comment se frayer un chemin, développer sa vie, un chemin qui soit le développement de sa liberté ? Celui qui saurait faire cela aurait une parole qui s’élèverait comme un cri de joie et ne pourrait jamais se complaire comme d’autres dans les langes et les larmes. »

« Dans Le Neckar, le fleuve le mène aux îles d’Ionie, sa Grèce idéale ; dans le Rhin, cela le mène à l’Asie. » Avec le Danube, le plus grand des fleuves européens, on va d’Occident en Orient, d’Europe en Asie. Le Danube commence en Souabe, il traverse le cœur du monde germanique, il entre dans le royaume de l’Est, traverse la plaine de Pannonie, traverse la Hongrie, puis se déverse dans la mer noire grâce au Caucase. Ce que met en évidence Kenneth White, c’est la forte dilection allemande pour l’Orient, encore mal distingué de l’Asie. Dès 1770, rappelons-le, Herder affirmait que l’Orient était le sol de Dieu – un Orient encore très grec – et, au début du XIXe siècle, Friedrich Schlegel pouvait écrire à Ludwig Tieck qu’en Inde « se trouve la source de toutes les langues, de toutes les pensées et de toute l’histoire de l’esprit humain ; tout, sans exception, est originaire (stammt) de l’Inde » [3]. Les Allemands se présentaient comme les Asiatiques de l’Europe qui devaient puiser à la source de l’Esprit pour régénérer l’Europe. La question de la source vers laquelle remonter a donc une face idéologique à l’époque de Hölderlin. Mais le propos de Kenneth White n’est pas de cet ordre. Pour Hölderlin, selon le géopoéticien, il y a une évolution dans l’usage que l’Allemand fait des fleuves.

Ainsi le Danube est le poème de la métamorphose quand le Rhin n’était qu’une métaphore pour Hölderlin. « Il a consacré deux poèmes au grand fleuve : A la Source du Danube et l’Ister. Pour le premier il s’agit moins de la source du Danube que de la source d’une poétique véritable, puissante à laquelle le Danube conduit : en remontant à cette source on retrouve d’abord l’Ionie, ensuite l’Arabie, le Caucase, l’Asie et en fin de parcours la nature. » « A la source du Danube, reprend Kenneth White, se sentant en contact avec de très antiques paradis, Hölderlin se recueille, attend, écoute, accueille, mais le charme n’étant pas assez fondé, il se rompt, même chez lui.

Le poème Ister est d’une toute autre énergie, d’une toute autre envergure : l’Ister est étrange car il a l’air presque d’aller à reculons. Semblant venir de l’Est, il mène à l’Est. Il attire des gens qui cherchent la fraîcheur, il est surtout un lieu qui convient à une fondation. Il est difficile d’être à la hauteur du lieu, d’un lieu. Hölderlin : « Nul, sans ailes, n’a le pouvoir de saisir ce qui est proche. Il faut passer par des épreuves, et l’épreuve aussitôt accomplie, attendre d’y voir clair : nous sommes avides d’assister au jour. » C’est un des discours les plus porteurs de puissance poétique des temps modernes – avant que son esprit n’éclate. C’est le paysage final. Dans un de ses essais pénétrants (Remarques sur Antigone) Hölderlin écrit : « Le moment le plus risqué dans le cours d’un jour ou d’une œuvre d’art, c’est quand l’esprit du temps et de la nature, ce qui est céleste, ce qui saisit l’homme, est l’objet de son intérêt, se dresse face à face au comble du farouche parce que l’objet sensible ne vint qu’à mi-chemin, tandis que l’esprit s’éveille au comble de sa puissance, là où prend feu la seconde moitié, c’est dans ce moment que l’homme doit le plus fermement tenir bon, c’est là aussi qu’il se dresse, ouvert à fond, il prend son contour à lui. » C’est dans ce contexte, zone à très grand risque, que Hölderlin s’était trouvé et le résultat fut catastrophique. En raison d’une tension psychomentale extrême, de difficiles conditions de vie, des circonstances et de l’impossibilité pour lui de trouver une économie de vie. Il parle d’un « retournement natal où toutes choses changent dans leur figure et où nature et nécessité qui demeurent toujours inclinent vers une autre figure. » C’est ce qui n’avait pas eu vraiment lieu chez Hölderlin, ce qui n’enlève rien à l’immensité de son projet ; Kenneth White suggère que Hölderlin ne va pas tout à fait dans le champ géopoétique mais qu’il en est très proche.

La fin de la vie du poète allemand fut pathétique, mais de temps en temps émergeaient d’étranges bribes poétiques. Dans En bleu adorable le poète évoque quelques phénomènes d’un bleu très sensible, celui d’un ruisseau, d’une vie allègre aperçue dans les formes de l’univers, « la limite de quelque chose, là, qui se déploie comme une Asie ». Surtout, il a cette phrase fondamentale : « L’homme peut certes être plein de mérites mais c’est poétiquement qu’il vit sur cette terre ».

Là nous touchons à la géopoétique.

P.-S.

En logo Vincent van Gogh - Nuit étoilée sur le Rhône (1888).

Notes

[1] Il s’agit du « Festival de la parole ambulante », que Kenneth White parraine cette année.

[2] Robert Lafont, L’État et la langue, Sulliver, 2008, p. 46. La première déchirure coupe en deux l’espace clos de la Mare Nostrum ; la deuxième passe par l’Adriatique. (Nota bene : il faut lire la Dombes et non les Dombes).

[3] Lettre à Tieck du 15/9/1803, citée par René Gérard, L’Orient et la pensée romantique allemande, Nancy, Thomas, 1963, p. 92. Nous soulignons.

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