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21 mai, par Guy de Maupassant
" Les seules femmes heureuses sur cette terre sont celles à qui nulle caresse ne manque. "
Une femme écrit à son amant. Elle refuse de faire ce qu’il lui demande, elle a en horreur ces choses. Le Monsieur lui répond que « la caresse est l’épreuve de l’amour » et qu’il faut « l’aimer comme le vin qui grise » : les amours chastes, très peu pour lui, et de conclure que seules les femmes qui sont repues de (...)
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20 mars, par Buffon
Buffon fut un grand naturaliste. Mais en dépit de la qualité de ses observations, il met un peu mal à l’aise le lecteur moderne qui ne retrouve plus dans l’image du chat — dont Buffon semble hériter des siècles précédents — celle de cet animal devenu non plus domestique mais familier pour lui.
Le discours de Buffon sur la fausseté des chats, leur propension à faire le mal alors que le chien est toute (...)
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1er février, par Jacques Rigaut
Lord Patchogue naît aux USA, sur du papier à entête d’Allerton House, 45 East 55 th Street. Il est le double de Jacques Rigaut. Cet alter ego est "vulnérabilité, mollesse, et redoute d’être changé dans une nouvelle étoffe". Dépouillé, privé de lui-même, Patchogue formule le désespoir d’une vie dont il n’est pas le maître. D’un côté c’est Lord Patchogue qui se cherche et se perd dans une série de reflets. De (...)
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17 juillet 2012, par Ovide
’Les Amours’ n’est certes pas l’oeuvre la plus célébrée d’Ovide, mais il y montre ce lien étroit entre désir et littérature : l’attente, et plus particulièrement ici : la frustration. L’inaccessibilité de la belle dont il est épris est le moteur principal, avec le désir de gloire, de l’écriture.
"Indifférent à construire l’illusion d’une passion authentique pour la belle Corinne, et sans le moindre souci de (...)
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2 mars 2012, par Paul Nizan
Comme c’est puissant et inflexible, une famille ! C’est tranquille comme un corps, comme un organe qui bouge à peine, qui respire rêveusement jusqu’au moment des périls, mais c’est plein de secrets, de ripostes latentes, d’une fureur et d’une rapidité biologiques, comme une anémone de mer au fond d’un pli de granit...
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1er mars 2012, par Paul Nizan
Roman en trois parties distinctes, qui esquisse le portrait d’une génération de jeunes gens. Cinq étudiants en philosophie dans le Paris des années 1920/1930 fondent une revue révolutionnaire sous l’impulsion de Bernard Rosenthal, leur leader, un jeune homme issu de la bourgeoisie. Exalté, ou du moins animé de cette fougue naïve propre à la jeunesse, Bernard entraîne ses amis, Laforgue, Jurien, (...)
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29 février 2012, par Paul Nizan
« Pour que les jeunes gens se tiennent tranquilles, les hommes de quarante ans leur racontent que la jeunesse est le temps des surprises, des découvertes et des grandes rencontres, et toutes leurs histoires sur ce qu’ils feraient s’ils avaient leurs jeunes dents, leurs jeunes cheveux, avec leur fameuse expérience de pères, de citoyens et de vaincus. La jeunesse sait mieux qu’elle n’est que le temps (...)
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28 février 2012, par Paul Nizan
Paul-Yves Nizan est né le 7 février 1905 à Tours et tué le 23 mai 1940 à Audruicq (Pas-de-Calais) lors de l’offensive allemande contre Dunkerque. Romancier, essayiste, journaliste, traducteur et philosophe, la publication en 1931 de son premier ouvrage Aden Arabie (qui débute par les phrases devenues célèbres : « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. ») (...)
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23 février 2012, par Pierre Quillard
Dans leurs mandements de mauvaises parades foraines, quelques scribes inférieurs qui se consacrèrent entre eux prêtres de la pensée, prêchent le culte de l’action et exorcisent un démon femelle appelé littérature : pour édifier par l’exemple, il se gardent de montrer aucun talent et manifestent avec piété la plus persévérante renonciation à l’intelligence. Ils combinent le catéchisme de J.-B. Say, livre de (...)
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3 février 2012, par James Joyce
James Joyce est décédé en 1941. Son oeuvre rejoint le domaine public en 2012. La RdR vous propose "L’Arabie", extrait de" Gens de Dublin" ou Dublinois (Dubliners), un recueil de nouvelles publiées en 1914. Ce livre préfigure l’œuvre monumentale dans laquelle, bientôt exilé volontaire, James Joyce ne cessera jamais d’évoquer sa ville natale Dublin.
La rue North Richmond, finissant en impasse, était une (...)