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La femme hantée 

samedi 21 août 2010, par Charlotte Perkins Gilman (Date de rédaction antérieure : 7 avril 2008).

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Il est très rare que des personnes aussi ordinaires que John et moi louent pour un été une demeure ancestrale. Une construction de style colonial, un domaine héréditaire ; j’irais jusqu’à dire une maison pleine de fantômes, capable de vous emmener au sommet de la béatitude romantique. Mais voilà qui serait trop demander au destin !
Je soutiens néanmoins que l’atmosphère qui règne dans cette maison est étrange. Sinon, comment expliquer que cette maison soit aussi peu chère ? Et pourquoi serait-elle restée si longtemps inhabitée ?
John se moque de moi, naturellement, mais à quoi d’autre s’attendre de la part d’un mari ? John est résolument pragmatique. La crédulité l’exaspère, la superstition lui fait horreur et il se gausse ouvertement de tout ce qui n’est pas tangible, visible et traduisible en chiffres. John est médecin, et peut-être - bien entendu je ne le dirai jamais à personne mais après tout ceci n’est que du papier mort mais l’écrire soulage mon esprit - peut-être est-ce là une des raisons qui font que mon état ne s’améliore en rien. Il ne croit pas que je suis malade, vous comprenez ?
Si un médecin de grande renommée, votre mari qui plus est, se porte garant auprès des amis et des membres de la famille que vous n’avez vraiment rien - tout juste une simple dépression nerveuse tout à fait passagère, une légère tendance à l’hystérie - que peut-on faire ? Mon frère aussi est médecin, lui aussi de grande renommée et il dit la même chose.
Alors je fais mes séjours ici, je prends mes phosphates ou phosphites - je ne sais plus au juste - , mes fortifiants, du grand air, de l’exercice, mais il m’est absolument interdit de travailler jusqu’à ce que je sois rétablie. Personnellement, je ne partage pas leurs idées. Personnellement, je crois qu’un travail intéressant, qui me procurerait un changement et qui me stimulerait, me ferait le plus grand bien.
Mais que peut-on faire ?
Pendant quelque temps, j’ai continué à écrire en dépit d’eux tous, mais il est vrai que cela m’épuise d’avoir à le faire en cachette, quand je n’ai pas à me heurter à leur pesante opposition.
Parfois, j’imagine que dans ma situation, si j’étais moins contrariée, si j’étais plus entourée et stimulée... Mais John dit que le pire que je puisse faire, c’est de réfléchir à mon état, et j’avoue que je me sens toujours très mal dès que j’y pense. Alors j’y renonce et je vais plutôt parler de la maison. Un endroit vraiment merveilleux ! La maison est très isolée, éloignée de la route, à cinq bons kilomètres du village, et le domaine me fait penser à ces descriptions littéraires des paysages anglais avec des haies, des murets, des portails qui ferment avec des verrous et tout un ensemble de petites maisons indépendantes où logent les jardiniers et les domestiques. Le jardin est un enchantement ! Vaste, ombragé, parcouru d’allées bordées de buis où l’on peut s’asseoir sous des treilles lourdes de grappes. Jadis, il existait des serres mais elles sont aujourd’hui détruites. Je crois qu’il y a eu un conflit d’intérêt entre les héritiers, en tout cas les lieux sont restés à l’abandon pendant des années.
Voilà qui rend caduque mon obsession pour les fantômes, j’en ai peur ! Mais peu importe, quelque chose d’étrange est à l’œuvre dans cette maison, je le sens. Je l’ai même dit à John un soir de pleine lune, mais il m’a répondu que ce que je sentais n’était qu’un courant d’air et il a refermé la fenêtre.
J’ai quelquefois des accès de colère irraisonnée contre John. Je n’ai jamais été aussi vulnérable que je le suis à présent. Cela doit être à cause de mon état nerveux. Mais John me dit que si je me laisse aller, je vais finir par perdre la maîtrise que j’ai sur moi, aussi je m’efforce de me dominer, devant lui tout au moins, et cela me fatigue énormément.
Je n’aime pas du tout notre chambre. Celle que je voulais était au rez-de-chaussée et donnait au-dehors ; elle avait une fenêtre encadrée de roses avec des rideaux ravissants en chintz - mais John n’a rien voulu savoir. Il dit que cette chambre-là n’a qu’une seule fenêtre ; qu’il n’y a pas la place pour deux lits, ni d’autre chambre adjacente disponible pour lui. Il est très attentif, très tendre, je ne peux esquisser le moindre geste sans qu’il s’en inquiète. Tout est prévu dans mon emploi du temps pour chaque heure du jour ; il me décharge de tout souci, aussi je me sens bien ingrate de ne pas lui être plus reconnaissante. Il dit que nous sommes venus ici uniquement pour moi, pour que je me repose et que je respire le bon air :- Ton activité dépend de tes forces, ma chérie, dit-il, manger dépend de ton appétit, mais l’air, tu peux le respirer à tout moment.
C’est ainsi que nous nous sommes installés dans la chambre d’enfants qui se situe tout en haut de la maison. C’est une grande pièce très claire, trouée de fenêtres, qui occupe quasiment tout l’étage, où l’air et le soleil pénètrent aisément.
Avant d’être une chambre d’enfants, elle a dû servir de salle de jeux, j’en suis sûre car les fenêtres sont encore grillagées - pour protéger les petits - et des agrès sont scellés dans le mur. Puis elle a dû être utilisée comme salle d’étude pour garçons, à en juger par l’état de la peinture et du papier. Ce papier est arraché par lambeaux autour de la tête du lit, aussi loin que je peux étendre le bras, tout comme il est arraché en face, au bas du mur. De ma vie, je n’ai jamais vu un papier en si piteux état. Son motif est vulgaire et tape-à-l’œil - une véritable injure à tout sens artistique.

Il est assez monotone pour brouiller la vue, mais suffisamment précis pour provoquer une curiosité irritée. Quand vous tentez d’en suivre les arabesques incertaines, voilà que tout à coup elles déçoivent et se suicident, virent à des angles absurdes, pour enfin se détruire de façon chaotique. La couleur en est repoussante, révoltante même - un jaune douteux et oppressant, étrangement fané par la lumière du soleil. Par endroits, d’un oranger blafard, ailleurs d’une teinte maladive et sulfureuse. Pas étonnant que les enfants l’aient pris en horreur ! Moi-même, je me mettrais à le détester si je devais vivre ici longtemps.
Mais voilà John. Je dois cacher cette page. Il ne supporte pas de me voir écrire le moindre mot.

Voilà deux semaines que nous sommes installés et, depuis ce premier jour, je n’ai plus jamais éprouvé l’envie d’écrire. Maintenant, je suis assise près de la fenêtre, dans cette horrible chambre d’enfants et plus rien ne m’empêche d’écrire autant que je le veux, si ce n’est que je manque de forces. John n’est pas là dans la journée et il s’absente même parfois la nuit, lorsqu’il est appelé pour des cas très graves. Je suis contente de ne pas être un cas grave ! Mais cette fatigue nerveuse est terriblement déprimante. John ignore combien je souffre. Il est persuadé que je n’ai aucune raison de souffrir et cela lui suffit. Bien sûr, ce n’est que de la nervosité. Mais manquer ainsi à tous mes devoirs me pèse terriblement.
Je voulais tellement être une aide pour John, un appui et un réconfort, et me voilà devenue un fardeau. Personne ne peut avoir une idée de l’effort que me coûte le peu que je sois capable d’accomplir : m’habiller, recevoir, donner des ordres. C’est une chance que Mary sache si bien s’occuper du bébé. Cher, cher bébé ! Il m’est impossible de m’en occuper moi-même, cela me rend trop nerveuse.
Je suppose que John n’a jamais souffert des nerfs dans sa vie. Il se moque tant de moi au sujet de ce papier peint ! Au début, il voulait faire retapisser la chambre, mais il a déclaré ensuite que j’y accordais trop d’importance, et que rien n’est plus mauvais pour une malade des nerfs que de se laisser obnubiler ainsi. Il m’a dit qu’une fois le papier changé, ce serait au tour du bois du lit, puis à celui des fenêtres à barreaux, puis à la grille en haut de l’escalier et ainsi de suite.
Tu sais que cet endroit te fait du bien, m’a-t-il dit, et vraiment, ma chérie, je ne tiens pas à rénover la maison juste pour une location de trois mois.
Dans ce cas, descendons au rez-de-chaussée, les chambres sont si jolies, lui ai-je proposé.
Il m’a aussitôt serrée dans ses bras, m’a traitée de petite sotte bien-aimée, m’assurant qu’il irait jusqu’à la cave pour me faire plaisir, et même qu’il la ferait blanchir à la chaux ! Mais il n’a pas tout à fait tort à propos des lits, des fenêtres et du reste. C’est une chambre aérée, confortable à souhait, et bien sûr je ne suis pas assez sotte pour le réduire à de telles extrémités avec mes lubies.

Je commence à aimer cette chambre - à l’exception de cet horrible papier peint. D’une des fenêtres, je peux voir le jardin, ses tonnelles ombreuses, mystérieuses, son fouillis de fleurs anciennes, ses buissons, ses arbres noueux. De l’autre, j’ai une vue superbe sur la baie avec son petit appartement privé qui appartient au domaine ; une belle allée ombragée le rejoint en descendant. J’ai souvent l’impression de voir des formes s’avancer sur ces chemins et sous les tonnelles, mais John m’a mise en garde contre ces rêveries. Il dit qu’avec mon imagination et la manie que j’ai d’inventer des histoires, une fragilité nerveuse telle que la mienne pourrait dégénérer en toutes sortes de divagations fantasques et que je ferais bien mieux d’employer toute ma volonté et mon bon sens à réfréner cette tendance. Je m’y efforce donc.

Parfois, je pense que si je me sentais assez bien pour écrire un peu, je trouverais quelque repos et pourrais me décharger des idées qui m’oppressent. Mais quand j’essaie, je trouve que cela me fatigue beaucoup. C’est tellement décourageant de ne pouvoir partager son travail avec personne, de ne recevoir aucun conseil. Dès que je serai totalement remise, John dit que nous inviterons notre cousin Henry et Julia pour un long séjour, mais en attendant il préférerait plutôt allumer un feu d’artifice sous mon oreiller que de me laisser voir des amis aussi stimulants. Je voudrais pouvoir me rétablir plus vite. Je ne dois pas trop y penser. Il me semble que ce papier peint sait l’influence morbide qu’il exerce sur moi ! A intervalle régulier, le même motif revient qui pend comme une tête coupée dont les yeux exorbités me fixent de leur regard à l’envers.
Tant d’obstination dans l’impertinence me rend littéralement furieuse : en bas, en haut, de côté, partout, je vois ramper ces yeux absurdes et fixes ; là où deux panneaux du papier sont mal raccordés, les motifs se multiplient l’un au-dessus de l’autre et les yeux ne cessent de monter et de descendre. Je n’ai jamais vu tant d’expression dans une chose inanimée, et pourtant nous savons tous comme les objets peuvent être expressifs.
Petite fille, il m’arrivait souvent de rester étendue, éveillée, et de ressentir plus d’excitation et de terreur entre des murs nus et des meubles ordinaires qu’un enfant n’en ressent dans un magasin de jouets. Je me souviens des clins d’œil complices lancés par les boutons des tiroirs de notre vieux bureau, et de ce fauteuil qui me semblait un ami à toute épreuve. Il m’arrivait de penser que si certains des autres objets prenaient une allure trop menaçante, je pourrais toujours d’un bond me réfugier dans ce fauteuil.
Mais ici, dans cette pièce, les meubles ne vont pas les uns avec les autres car il nous a fallu les remonter du rez-de-chaussée. Je suppose que lorsque la pièce servait de salle de jeux, ils ont dû en retirer tous les meubles. Rien d’étonnant ! Ces enfants ont réussi le plus impressionnant saccage que j’aie jamais vu.
Comme je l’ai dit, le papier est arraché par plaques entières alors qu’il avait été solidement collé. Ces enfants ont dû y mettre autant d’acharnement que de haine. Le parquet est griffé, tailladé, labouré, le plâtre même est creusé, effrité, et l’énorme lit massif - le seul meuble que nous ayons trouvé dans cette pièce - paraît avoir subi l’épreuve du feu.

Mais rien de tout cela ne me dérange. Seul, ce papier peint...

Voilà la sœur de John. C’est une femme si gentille et qui prend tellement soin de moi. Il ne faut pas qu’elle me surprenne en train d’écrire. C’est une maîtresse de maison parfaite et enthousiaste. Elle n’a pas d’autre ambition. Je crois qu’elle est convaincue que c’est le fait d’écrire qui m’a rendue malade. Mais je peux écrire lorsqu’elle est sortie et que je la vois, là-bas, bien loin de mes fenêtres. L’une surplombe la route - une très belle route ombragée qui tourne en lacets - l’autre donne sur la campagne - une très belle campagne aussi, riche en vieux ormes et en prairies de velours.

Sous certains éclairages, un autre motif apparaît sur le papier peint, comme un palimpseste, de teinte différente et dont la discrétion irrite. Là où le papier n’est pas fané, quand le soleil l’éclaire de ses rayons, il me semble voir une silhouette bizarre, provocante et informe qui rôde derrière le motif vulgaire.
Voilà la sœur qui monte l’escalier !

Bon, le 4 juillet est passé, tout le monde est parti et je suis éreintée. John pensait que cela me ferait du bien d’avoir un peu de compagnie. Mère, Nelly et les enfants sont venus passer une semaine ici. Bien sûr, je n’ai rien eu à faire. C’est Jennie qui se charge de tout à présent. Mais cela m’a tout de même fatiguée. John dit que si je ne me rétablis pas plus rapidement, il m’enverra chez le Dr Weir Mitchell à l’automne. Mais je n’ai aucune envie d’y aller. Une de mes amies l’a consulté et elle dit qu’il est tout à fait comme John et mon frère - en pire !

Et puis, c’est une telle expédition d’aller si loin.
J’ai le sentiment qu’il est inutile de faire le moindre geste et je deviens terriblement irritable et morose.

Je pleure pour un rien, je pleure presque toute la journée. Pas en présence de John, bien sûr, ni de personne d’ailleurs, seulement quand je suis seule. Et maintenant je suis seule très souvent. John est très fréquemment retenu en ville pour des urgences et Jennie est si compréhensive qu’elle me laisse seule quand je le lui demande. Alors je me promène un peu dans le jardin, je descends la belle allée ; je m’assieds sous le porche couvert de roses mais le plus souvent je reste allongée dans ma chambre.
Je commence vraiment à aimer cette chambre malgré le papier peint. Peut-être même à cause du papier peint ? Il m’obsède.

Je reste étendue sur ce grand lit inamovible - je crois qu’il est cloué au sol - et, heure après heure, je fais le tour du motif sur le mur. C’est un véritable exploit, je vous assure. Je commence, disons, par le bas, dans le coin encore intact, et je décide pour la millième fois que je suivrai ce motif insensé jusqu’à ce que je parvienne à une sorte de conclusion.
Je connais un peu les principes du dessin et je vois bien que ce motif ne repose sur aucune loi de circularité, d’alternance, de répétition ou de symétrie, ni sur aucun système connu.
Il ne fait que se répéter sur chaque lé.
Vu sous un certain angle, chaque lé est indépendant ; les courbes floues et les arabesques d’une sorte de dessin romantique décadent, atteint de delirium tremens, se tordent de haut en bas, de bas en haut, en colonnes insolentes. Sous un autre angle, elles se rencontrent en diagonale et leurs contours se perdent en grandes vagues obliques - vision d’horreur - comme une débâcle d’algues pourrissantes. Tout ce chaos s’étale aussi à l’horizontale - enfin, me semble-t-il - et je m’épuise à tenter de distinguer le schéma qui préside à son mouvement. Un de ces motifs a été utilisé comme frise, ce qui ajoute à la confusion de l’ensemble.
Au fond de la chambre, le papier peint est à peu près intact et, quand se calment les lumières obliques, que le soleil couchant l’éclaire directement, je peux très bien imaginer, après tout, qu’il irradie et que ses arabesques multiples vont se ramifier autour d’un centre commun pour se précipiter brusquement dans une folie partagée.

Suivre ce motif m’épuise. Je vais me reposer un peu. Je ne sais pas pourquoi j’écris tout cela.
Je ne veux pas.
Je ne peux pas.
Je sais que John trouverait cela absurde. Mais il faut que je dise ce que je sens et pense, d’une façon ou d’une autre - c’est un tel soulagement ! Mais le poids de l’effort est en train de dépasser le sentiment de délivrance.

La plupart du temps, je suis d’une paresse affreuse. Je reste étendue très longtemps. John dit que je ne dois pas perdre mes forces ; il me fait prendre de l’huile de foie de morue, une quantité de fortifiants et autres potions, sans parler de la bière, du vin et de la viande rouge.

Cher John ! Il m’aime tant et déteste me voir malade. J’ai essayé, l’autre jour, d’avoir avec lui une vraie conversation, sincère et raisonnable, pour lui dire combien j’aimerais qu’il m’autorise à partir pour aller chez notre cousin Henry et Julia. Mais il m’a expliqué que j’étais incapable de faire le voyage, qu’une fois arrivée je ne serais pas en mesure de supporter le séjour là-bas. Je n’ai pas su plaider ma cause, je pleurais avant même d’avoir fini.
Cela devient très difficile pour moi de réfléchir avec lucidité. Nulle doute que cette fragilité nerveuse en soit la cause.
Ce cher John m’a alors soulevée dans ses bras, m’a portée jusqu’à ma chambre, m’a étendue sur le lit, et s’est assis à mon chevet pour me faire la lecture jusqu’à ce que ma tête éclate. Il m’a dit que j’étais sa chérie, son réconfort, tout ce qu’il possédait ; qu’il fallait que je prenne soin de moi, ne serait-ce que pour lui, et ne plus tomber malade. Il dit que je suis seule à pouvoir m’en sortir, qu’il me faut user de volonté, me dominer, et ne pas me laisser emporter par de stupides chimères.

Une seule chose me console : le bébé va bien, il est heureux et n’est pas obligé d’occuper cette chambre d’enfants avec son atroce papier peint. Si nous ne l’occupions pas, ce serait lui, le cher bébé qui y serait installé ! Quelle chance il a d’y avoir échappé ! Pour tout l’or du monde je n’aurais supporté que mon enfant - un petit être si vulnérable - soit obligé de vivre dans une chambre pareille.
Je n’y avais jamais pensé auparavant, mais c’est heureux, après tout, que John m’ait retenue là. Je peux le supporter tellement mieux qu’un petit enfant, vous comprenez. Naturellement, je ne leur en parle plus jamais. Je suis trop prudente pour cela. Mais je suis aux aguets.

Il y a des choses concernant ce papier peint que personne ne sait, sauf moi, et que personne ne saura jamais. Derrière le motif