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Et maintenant vous atterrissez à Genève en Syrie 

mardi 2 février 2016, par Louise Desrenards (traduction), PEPE ESCOBAR

Dernières nouvelles, au matin du 2 février 2016. Le Haut comité aux négociations (HCN) de l’opposition parrainée par Riyad aurait finalement accepté d’envoyer une délégation en Suisse, « entre 30 et 35 personnes », selon l’un de ses hauts responsables. Mais cela ne change rien au fait que la Turquie ait imposé l’absence des Kurdes, ni qu’au 31 janvier L’EI (auteur déclaré de l’attentat en série de novembre 2015 à Paris, et informé par la coalition comme la cible à abattre) signât un triple attentat à Sayeda Zeinab, un quartier chiite au sud de Damas, faisant plus de 50 morts et 110 blessés. On ne sait pas non plus le statut genevois de l’opposition démocratique non violente, mais on sait que le champion genevois de la représentation violente, l’Armée de l’Islam, est loin d’être pluraliste et modéré. Qu’importe, toute tentative d’arrêter la violence et de désenclaver la population civile en Syrie paraît forcément urgente et bienvenue... Les négociations ouvertes le lundi 1er février par l’Envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, furent annoncées devoir durer au moins 6 mois. (L. D.)

Mise à jour du 3 février : Protestation de l’opposition démocratique laïque et pluraliste qui dénonce l’exclusivité de la délégation de l’opposition parrainée par Riyad non représentative de l’ensemble des tendances prévues dans le cadre de la résolution 2254 du Conseil de Sécurité (selon laquelle l’opposition doit être représentée par des membres des trois initiatives : Moscou, Riyad et le Caire) [1] ; de plus, contrairement aux conventions préalables sur l’inconditionnalité de la rencontre, ladite délégation exige des conditions pour négocier avec la délégation du régime syrien et ne les recevant pas se retire — Staffan de Mistura déclare la suspension des négociations... Ceci loin de rendre caduque l’analyse de Pepe Escobar l’installe d’autant plus pertinente. ]

PDF - 229.4 ko
Résolution 2254
du Conseil de Sécurité
de l’ONU 18/12/2015
(en anglais)
Source UN
PDF - 83.5 ko
Résolution 2118
du Conseil de Sécurité
de l’ONU 27/9/2013
(en français)
Source UN
PDF - 94.2 ko
Genève II
Action Group for Syria
Final Communiqué
30/06/2012
Source UN


Le présumé processus de paix syrien entre maintenant dans sa phase de mascarade à Genève. Il se peut que ça dure des mois ; préparez-vous à des doses somptueuses de gesticulations et de fanfaronnades capables de surprendre jusqu’à Donald Trump lui-même.

Pour commencer, la notion selon laquelle Genève puisse être en mesure d’usurper l’identité de Damas dans une pantomime en costume-cravate est ridicule. Même l’émissaire de l’ONU à la superbe élégance vestimentaire, Staffan de Mistura, reconnait à l’avance une tâche de Sisyphe — y compris si tous les acteurs concernés étaient autour de la table.

Ensuite, nous avons la « figure de l’opposition » syrienne George Sabra [2] annonçant qu’aucune délégation du haut comité de l’opposition basé à Riyad ne sera à la table des négociations à Genève. Comme si les Syriens avaient besoin d’une « opposition » instrumentalisée par l’Arabie saoudite.

Aussi, dans l’objectif d’informer le contexte, voici un récapitulatif très concis des derniers faits cruciaux sur le terrain syrien que la « nouvelle capitale » Genève ne pourrait ignorer qu’à ses risques et périls.

Commençons par l’été dernier, lorsque Qasem Soleimani en personne, le commandant superstar des forces iraniennes al-Qods, déposa à Moscou la sentence qu’à travers le théâtre de la guerre syrienne la situation sans aucun doute était dramatique.

Essentiellement Soleimani dit alors au Kremlin et au Renseignement russe qu’Alep allait être sur le point de tomber, que Jabhat al-Nusra était aux portes sud de Damas, que Idlib était tombée et que Lattaquié — siège de la base navale russe de Tartous — serait la prochaine.

On peut imaginer l’effet de cette secousse de realpolitik dans l’esprit du Président Poutine. Lequel décrocha sa résolution pour arrêter la chute de la Syrie et l’empêcher de devenir un remix libyen.

Il est avéré que la campagne de la force aérienne russe in extremis changea la donne. Elle est dans un processus de sécurisation du réseau Damas-Homs-Hama-Lattaquié-Alep — l’ouest urbain développé de la Syrie qui détient 70 pour cent de la population du pays. ISIS / ISIL / Daesh et/ou Jabhat al-Nusra — alias al-Qaïda en Syrie,— ont zéro chance de se reprendre de ce territoire. Le reste est en grande partie désertique.

Jaish al-Islam (l’Armée de l’Islam) — une équipe hétéroclite armée par l’Arabie saoudite — détient encore quelques positions au nord de Damas. C’est maîtrisable. Les rustres de la province de Deraa, au sud de Damas, ne pourraient faire une poussée vers la capitale que dans un contexte impossible de Tempête de Désert de 1991.

Les « rebelles modérés » — de la concoction périphérique — ont essayé de tenir Homs et Qousseir, coupant le ravitaillement de Damas. Ils ont été repoussés. Quant à la horde de rebelles « modérés » qui ont pris toute la province d’Idlib, ils sont impitoyablement pilonnés depuis maintenant quatre mois par l’Armée de l’air russe. Le front sud d’Alep est également sécurisé.

Ne bombardez pas « nos » rebelles

Il est facile d’épingler ceux que l’ensemble de l’action russe rend livides : l’Arabie saoudite, la Turquie et — dernièrement mais pas le moindre — l’« Empire du Chaos » [3], tous à table à Genève.

Jabhat al-Nusra — contrôlé à distance par Ayman al-Zawahiri [4] — est intimement lié à une tripotée de salafistes-djihadistes de l’« Armée de la conquête » parrainée par l’Arabie, ainsi qu’alliée sur le plan tactique avec une myriade de milices nominalement regroupées dans l’Armée syrienne libre presque éteinte (ASL).

La CIA, recourant aux Saoudiens pour plausible déni, a entièrement militarisé une sélection de groupes de l’ASL qui a reçu, entre autres, des missiles antichars américains TOW. L’invité qui a pratiquement "intercepté" toutes les armes est : Jabhat al-Nusra.

Le suivi ne fut rien qu’hilarant : Washington, Ankara et Riyad dénonçant furieusement Moscou de bombarder leurs « rebelles modérés » au lieu d’ISIS / ISIL / Daesh.

Parallèlement à l’offensive russe, l’armée arabe syrienne (AAS), lentement mais sûrement, a repris l’initiative. Les « 4 + 1 » — Russie, Syrie, Iran (« Les forces spéciales », beaucoup d’entre elles venant d’Afghanistan), Irak, plus le Hezbollah — ont commencé à coordonner leurs efforts. La province de Lattaquié — qui accueille non seulement la base navale russe de Tartous, mais encore la base aérienne russe de Hmeimim — est maintenant sous le contrôle total de Damas.

Et cela nous amène aux cauchemars d’Ankara. La force aérienne russe a fracassé la plupart des milices par procuration d’Ankara, les Turkmènes — fortement infiltrés par les fascistes turcs — dans le nord ouest de la Syrie. Ce fut la principale raison de la décision désespérée du Sultan Erdogan d’abattre un Sukhoi Su-24.

Telles que ressortent les choses sur le terrain, il est maintenant clair que les gagnants sont les « 4 + 1 », et les perdants sont l’Arabie saoudite et la Turquie. Donc pas étonnant que les Saoudiens veuillent pour le moins une partie de leurs groupes par procuration à la table des négociations à Genève, tandis que la Turquie tente de changer de sujet en y interdisant les Kurdes syriens, ceux-ci, bien plus qu’ISIS / ISIL / Daesh, étant accusés d’être des terroristes.

Quitter Genève, entrer à Jerablus [5]

Comme si cela n’était pas assez confus, un « groupe de réflexion » des États-Unis est maintenant en train de tricoter une « compréhension » entre Washington et Ankara pour ce qui serait, à toutes fins utiles, une invasion turque du nord de la Syrie, sous prétexte qu’Ankara aille briser ISIS / ISIL / Daesh dans le nord d’Alep [6].

Ceci est une absurdité totale. Le jeu d’Ankara est à trois volets : soutenir ses mandataires turkmènes fortement vaincus ; garder bien vivant le couloir d’Alep — couloir qui contient principalement la route djihadiste entre la Turquie et la Syrie ; et surtout empêcher par tous les moyens nécessaires que « Les unités de protection du peuple » kurdes (GPJ) réduisent l’écart d’Afrin à Kobane, et unissent les trois cantons kurdes syriens près de la frontière turque.

Rien de tout cela n’a à voir avec les combats contre ISISL / ISIL / Daesh. Et la partie la plus sucrée est que Washington aide réellement les Kurdes syriens avec un support aérien. La schizophrénie ne peut s’appliquer dans ce cas : soit le Pentagone soutient les Kurdes syriens, soit il soutient l’invasion du nord de la Syrie par Erdogan.

Un Erdogan désespéré au cours de sa dite « invasion » peut être assez fou pour affronter la force aérienne russe. Quand Poutine dit que la réponse à toute provocation sera immédiate et mortelle, il est sur le coup. Pour couronner le tout, les Russes et les Américains sont en train de coordonner de fait leur action dans l’espace aérien au nord de la Syrie.

Ce qui concerne la prochaine grande chose annoncée, éclipsant totalement la pantomime de Genève : le GPJ et ses alliés prévoient une attaque majeure pour saisir enfin le tronçon de 100 kilomètres de la frontière entre la Syrie et la Turquie toujours contrôlée par ISIS / ISIL / Daesh — et réunissant ainsi leurs trois cantons.

Erdogan a été franc, si le GPJ pousse à l’ouest de l’Euphrate, ce sera la guerre. Bon, ça pourrait bien être la guerre, alors. Le GPJ se prépare à attaquer les villes cruciales de Jerablus et de Manbij [7]. La Russie va certainement aider le GPJ à reconquérir Jerablus. Et ce sera sur le terrain — une fois encore — le choc de la Turquie contre la Russie.


Genève ? C’est pour les touristes. La capitale du spectacle de l’horreur syrienne est maintenant Jerablus.


P. E.

Trad. L.D.


Source : Pepe Escobar, “You have now landed in Geneva, Syria”, Op-Edge, 29 janvier 2016, RT Question more. Traduction FB, le 30 janvier 2016.


P.-S.

En logo, un portrait photographique de Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, en charge des négociations de paix à Genève. Source ONU News Centre, le 10 janvier 2016.

L’essai de Seymour M. Hersh, “Mitary to Military”, on US intelligence sharing in the Syrian war, publié en ligne le 20 décembre 2015 dans le site LRB de la revue London Review of Books puis dans le volume imprimé du 7 janvier 2016, Vol.38 No 1 (pp. 11-14), informe sur les politiques contradictoires des USA, entre Département d’État, Pentagone, et CIA, qui depuis le début de la guerre en Syrie ont concouru à des affrontements internes au sein du pouvoir américain et à développer une situation inextricable de la guerre in situ. Il a été traduit en français par BR et mis en ligne en accès gratuit dans le site Les crises (où il est possible de le lire) le 28 décembre 2015, sous le titre « Échanges entre militaires ».

Notes

[1] Voir les documents téléchargeables.

[2] George Sabra est un Syrien chrétien (grec orthodoxe), Président du Comité National Syrien (CNS), et vice-Président de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution (CNFOR).

[3] « L’« empire du chaos » informe le titre d’au moins trois ouvrages. Ils attribuent ce concept à un cadre impérialiste instable d’ingérences géostratégiques et/ou géopolitiques aléatoires au gré des guerres locales ou régionales multiples et dispersées. Ouvrages parmi lesquels celui en série par l’auteur dont le premier volume a paru en 2014, recueil de ses articles pour sa rubrique éponyme dans Asia Times.
Mais c’est dans un livre antérieur d’un spécialiste français que le concept a surgi au début des années 2000, Alain Joxe, chercheur consultant en géopolitique, en géostratégie, en politique de la défense et de la paix (dont la paix civile) écouté sous le gouvernement Jospin, resté très actif jusqu’en 2010 et même jusqu’en 2012, comme directeur d’études professeur émérite à l’EHESS et comme Président du CIRPES (Centre interdisciplinaire de recherches sur la paix et d’études stratégiques). Il est membre inscrit du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine. Il s’agit de son essai publié en 2002 sur le changement de signification politique de l’empire et des guerres notamment après le 11 septembre 2001, aux hypothèses duquel une fiche est consacrée dans le blog de Denis Touret.
Concernant l’actualité on peut également se reporter à l’article de Pepe Escobar « L’Empire du Chaos se prépare à de nouveaux feux d’artifice en 2016 » dans Le Saker francophone, traduit d’un article de Russia Today à la fin de 2015.
Où l’on voit non seulement la différence générationnelle entre les deux auteurs, qui partant d’une même conception de l’empire du chaos ne problématisent pas le même objectif de leurs analyses ; il y a la recherche éthique d’une sortie émergente chez Alain Joxe, Pepe Escobar ne s’en remet qu’à la prospective des faits pas de la structure. Ils présentent aussi une différence méthodologique et stylistique importante, l’un étant un scientifique et un anthropologue sur ces sujets anciens et contemporains, l’autre un journaliste prospectif sur le tas des événements.
Forcément, la date de l’ouvrage d’Alain Joxe l’incline vers l’hypothèse d’un rôle régulateur et tempérant des républiques européennes face au désordre causé par la plasticité interventionniste de l’empire, en un temps où l’autonomie de la France par rapport à l’OTAN installait des différences. Par conséquent l’ouvrage demandait une mise à jour ou une succession qui prît en compte la seconde décennie des années 2000, pour instruire les conséquences de l’intégration de la France dans l’OTAN depuis le Traité de Lisbonne, qui n’eut lieu qu’en 2008, et la politique financière de l’endettement suite à la première crise des subprimes qui se révéla en même temps. En sorte que le rôle de régulation possible de l’empire du chaos par les républiques européenne soit devenu plutôt la question de la possibilité de leur survie.
C’est pourquoi Alain Joxe a mis à jour ces recherches dans son ouvrage paru en 2012, Les guerres de l’empire global. Où il parle de « gouvernance insécuritaire » de l’empire global (supra-national — non lié à un État mais non dissocié du militaire national le plus puissant ni du renseignement) et donc chaotique non seulement dans une perspective géostratégique mais pour les sociétés administrées elles-mêmes au lieu du rôle ancien des États protecteurs. La souveraineté des entreprises a pris la place des souverainetés nationales. L’empire du chaos est donc un concept global affecté autant au monde international qu’aux anciennes républiques elles-mêmes, parce que c’est devenu une structure globale du particulier et du local.

La seconde décennie du siècle a plutôt étendu l’unipolarité géopolitique du bloc occidental, en accroissant le chaos dans les parties du monde non seulement où les nations étrangères interviennent stratégiquement, militairement ou par procuration, mais dans leurs pays mêmes [ Ndlr : particulièrement depuis 2012 en France ]. Ici il s’explique :



Il reste néanmoins une nouvelle donne depuis 2012, c’est d’une part le retour géopolitique de la Russie en dépit de sa relégation économique par ses anciens alliés européens, qui étrangement installe une convention sécuritaire supra-militaire secrète de gré à gré avec les USA, indépendante de l’OTAN, mais la distance prise par l’Europe informant contradictoirement une nécessité géostratégique multipolaire laissant l’Europe des alliances rompues pour compte d’elle-même (audace de la déclaration officielle annuelle de politique étrangère par Sergueï Lavrov au mois de janvier 2016). C’est d’autre part le dévoilement de la rigidité européenne par rapport à la dette et la politique de l’euro révélée par la mésaventure grecque, qui laisse peu de chance à une instance supra-nationale de pouvoir être efficiente.
Il demeure qu’Alain Joxe soit le défricheur incontesté des nouvelles stratégies impérialistes, de leur décentralisation, et des balkanisations, qui constituent l’« empire du chaos » intriqué dans le mouvement et l’administration des peuples ou des sociétés, et dans le cadre du CIRPES à l’EHESS il n’a cessé de remettre ses études à jour sous la forme de séminaires et de longs articles structuraux faisant référence dans la recherche internationale, jusqu’en 2012 auprès des partis parlementaires de la gauche radicale dont il fut un conseiller actif.
Si des analystes français comme Le Yéti dans Politis paraissent indirectement poursuivre de créditer les hypothèses d’Alain Joxe, en nourrissant l’espoir de projets micro-révolutionnaires sous la forme de solutions populaires instituées, dans les pays gravement affectés par la dette et la récession sous l’emprise du système financier, ce n’était déjà plus l’hypothèse de Alain Joxe lui-même qui en 2012 ne voyait plus de solution que trans-nationale européenne et au niveau de l’ONU (encore que depuis 2012 l’Europe aussi ait changé), se posant alors plutôt le problème de la restauration des républiques, et voir de l’impossibilité de le faire sinon en restaurant une démocratie confédérale au niveau européen, que leur capacité de jouer un rôle régulateur dans l’empire du chaos, comme il le concevait avant 2008.
Quant à Pepe Escobar, au contraire, il fait une analyse pragmatique et non utopique des faits prédictibles et situe l’« empire du chaos » dans l’évolution unilatérale de l’Europe sous l’influence des USA depuis ces années. Son objectif n’est pas de trouver les solutions mais de rendre compte des problèmes sur le tas.
Par exemple à observer le rôle de l’ingérence européenne intriquée avec l’ingérence américaine et celle de ses alliés régionaux, dans le déplacement de la situation géopolitique de l’Ukraine ou la guerre au Yemen ou en Syrie.
Les livres : Pepe Escobar, Empire of Chaos, nov. 2014, Nimble Books LLC. Alain Joxe, Les guerres de l’empire global : Spéculations financières, guerres robotiques, résistance démocratique, 2012, coll. Cahiers libres, éd. La découverte. Alain Joxe, L’empire du chaos, 2002, 2004, Poche/essais, éd. La découverte.

[4] Ayman al-Zawahiri est le chef du réseau Al-Qaïda (fr.wikipedia).

[5] Jerablus est une ville syrienne clé à la frontière de la Turquie juste à l’ouest de l’Euphrate.

[6] Sur ce projet on peut se reporter à l’article paru dans la rubrique « World » de Sputnik le 29 décembre 2015, « Erdogan : Liberating Syria’s City of Jarabulus From Daesh a Priority ».

[7] Manbij est au nord de la Syrie vers l’intérieur du pays et un peu plus à l’ouest que Jerablus.

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