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13 mai, par Laurent Margantin
Au départ il y a un carnet de voyage qui s’écrit en ligne, jour après jour, et qu’on lit comme un feuilleton. Aujourd’hui ce carnet virtuel est devenu un livre numérique publié chez Numeriklivres.com, un livre qui nous questionne sur notre rapport à la vie, à l’écriture et à la mort. Margantin est venu à Kerguelen pour lire et cela interroge les scientifiques autour de lui. Qui est cet homme qui a fait ce (...)
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9 mai, par Yan Kouton
Fragment 1
L’écriture s’est alors imposée. Genre de refuge vissé au sol. De l’encre noire pour un flux tendu de réflexions et de souvenirs. Avant le trou noir ou le tenir à distance. Il y a en permanence dans cette chambre de la lumière. Plus ou moins forte selon les heures. La nuit elle est en veilleuse. Petite lueur blanche qui maintient un semblant de jour. Un semblant de raison paraît-il. Je la (...)
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25 avril, par Béatrice Commengé
Béatrice Commengé vient de publier "Voyager vers des lieux magnifiques" chez Finitude. Voyager vers Trieste, Esna, Kastellorizo, Sigmaringen, voyager vers des noms magnifiques, vers des écrivains dont les mots se confondent avec les lieux, comme le bleu des yeux de Joyce se confond avec la lumière bleue de Trieste. Et rêver encore quelques heures. La revue des ressources vous propose, en écho à (...)
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15 avril, par Guillaume Massa
Se repencher sur cette période de ma vie qui aujourd’hui me paraît presque incongrue, et pourtant combien déterminante, période durant laquelle je vis mon célibat à Paris, encore étudiant, puis jeune travailleur, mais d’abord dans une liberté sans aucun doute affolante, période aux limites floues, traversée de figures éphémères et mouvantes, qu’il me semble avoir laissée délibérément dans l’ombre ces (...)
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24 octobre 2012, par Bernard Deglet
J’ai fait un rêve où un jeune Lord anglais tente de désarçonner une visiteuse à cheval en demandant à sa monture de ruer, or je ne sais pas dire « ruer » en anglais. Peut-être le jeune Lord avait-il simplement crié « choux », mais je ne crois pas car alors, pourquoi le cheval aurait-il rué à chaque « choux » ?
Je suis persuadé de la puissance symbolique des rêves. Certains rêves, par exemple, peuvent guérir (...)
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26 septembre 2012, par Olivia Cham
1. Le labyrinthe de l’enfance
Il s’agissait en principe d’un jeu (était-ce toutefois un article destiné aux enfants, ou à eux seuls ?) : une goutte de mercure enfermée dans un dédale de plastique noir, un motif de Chartres en miniature sous un couvercle transparent. Il suffisait d’un rien pour que cette goutte, qui glissait merveilleusement, se dédoublât chaque fois qu’elle rencontrait l’arête d’un (...)
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3 septembre 2012, par Nicolas Boldych,
Sébastien Haro
La lente plaine de l’hiver
Lenteur humide d’un après-midi de février, sur la route menant de Bruxelles à Gand, Ost-Vlanderen. Les villages et pâtures sont encore engourdis par le froid, de petites mares aux reflets métalliques trouent les longs tapis d’herbe fumante. Sans le vouloir les vaches, par leur immobilité repue, donnent la mesure de notre vitesse. Dans les basses plaines il n’est pas rare (...)
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15 juillet 2012, par Joël Cornuault
Durant mes années de formation, je lisais en ville Nadja et Le Paysan de Paris pour la même raison que, nouvellement installé en Périgord dans les conditions de la campagne, je me mis à dévorer Gustave Roud, Philippe Jaccottet ou bien La Deltheillerie, Thoreau et les poètes-philosophes chinois. À l’âge de seize ans, j’avais découvert que l’on pouvait non seulement habiter mais, plus encore, nommer le (...)
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11 juin 2012, par Rodolphe Christin
" L’étendue véritable n’est point pour l’œil, elle n’est accordée qu’à l’esprit. " Saint-Exupéry
Qu’entendre sous ce mot magique et inquiétant, souvent fascinant, d’où s’envolent nombre de mirages : l’aventure ? Et qui sont ceux qui la tentent jusqu’à faire d’elle un genre de vie ? Blaise Cendrars trace le portrait d’un aventurier dès les premières pages de Bourlinguer, ce livre qu’on dirait écrit de port en port (...)
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17 février 2012, par Marie Cosnay
Le bossu le miracle et la fille du diable
Cesare Pavese caresse l’idée du suicide depuis longtemps. La mort donne peut-être une forme à la vie. C’est le tragique fondamental, il vaudrait mieux qu’il ne soit pas né, l’homme qui éjacule trop rapidement.
Stendhal juge que si on ne le fait pas exprès, il n’y a pas de ridicule à mourir dans la rue. J’ai de fortes migraines, je prends de la belladone et je (...)