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Edito du 2 au 14 août 2010 / Dosta ! 

lundi 2 août 2010, par Aliette G. Certhoux

En août, on cuit les carottes sur le grill à la belle étoile.

Dédicace à Aimé Césaire.

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D’abord ///

 Quand nos amis festivaliers ont quitté Paris en été pourtant la ville est tendre aux sens des flâneurs dans la tiédeur du soir aux terrasses, sous l’azur transparent du bleu pommelé, intense après le couchant...
Des quelques euros nécessaires, — plutôt davantage — malgré l’abaissement de la TVA des restaurateurs, la plupart d’entre nous en dépense plus que leur budget personnel ne devrait les y autoriser. Mais jouir de la vie urbaine soudain séduisante dans ces brefs moments, c’est réaliser un désir de plénitude sociale singulière, parmi des habitants étrangers à notre connaissance et les touristes disponibles, auxquels nous nous mêlons en souriant, partageant notre propre exotisme refoulé tout le reste de l’année.

Pendant ce temps on exproprie les pauvres avec des méthodes criminelles en Seine-Saint-Denis et on menace les délinquants aux abois de les déchoir de leur nationalité acquise, on brise les camps de roms [1] en proclamant de mettre globalement à la porte les gens du voyage et on commence par détruire 300 campements illégaux en France (soit l’annonce à peine déguisée d’une éradication radicale). Le facteur étant que l’un des leurs mortellement victime par hasard d’un assassinat policier, ses camarades pour le venger n’aient pas hésité à attaquer, avec un cocktail Molotov et des battes de baseball, le commissariat provincial générateur du meurtre — et par conséquent des troubles,— fut-ce selon l’ordre de l’État et put-il en résulter des blessés bilatéraux, après le mort d’un seul côté avant la bagarre. Si ce n’est toi c’est donc ton frère (en quelque sorte il a payé pour les autres par anticipation mais on n’en parle pas, on parle fort de leur répression pour couvrir l’écho de la démission fatale du promoteur de la réforme des retraites, un enrichi sans scrupule trésorier de son parti).

Renvoyer les roms dans leur pays ? Quelle drôle d’idée ! Qu’est-ce que le pays des roms puisqu’ils ne sont pas sédentaires ? On leur attribue arbitrairement des pays aux confins de l’Europe à l’est, quand Roumanie et Bulgarie ne sont pour eux que des gares de souffrance de leur lointaine provenance, l’Europe la plus proche de leur origine migratoire par le point de passage dans l’Asie des montagnes. Le pays imaginaire des roms — ce sont les multiples vies réincarnées des intouchables de l’hindouisme, qui ne répare le système vénal des castes que dans les métamorphoses de mourir et de renaître autrement. Ils sont en transit là et au-delà, porteurs duels du ’dasein’ (l’être-là et l’existence), en quête de leur subsistance sur des parcours millénaires. Ils vivent avec la spiritualité permanente de leurs multiples vies, des pires aux meilleures, des plus malfaisantes aux plus bénéfiques, des plus sauvages aux plus civiles et indifféremment des espèces vivantes. Ils auraient pu se convertir dans le monde de l’Islam pour échapper à leur condition, cause principale de l’accroissement de la masse musulmane en Inde, où réussir à dépasser les tabous religieux, grâce à la scolarisation du système socialiste précédent ou de la démocratie actuelle — cas de plusieurs cadres et membres des institutions de l’État et du gouvernement indien immédiat, qui comprend aujourd’hui des musulmans et des sikhs aux postes exécutifs, ouvrant plus largement aux intouchables l’accès de l’administration et des responsabilités politiques.

De nombreux individus roms sont intégrés à la société française à travers différents métiers traditionnels forains commerciaux, ou artistiques et musicaux, parfois obtenant une gloire internationale, et même ouvriers dans des usines, dans la transformation du métal à vocation des objets domestiques ou techniques, basé sur leur savoir d’artisans chaudronniers ou encore carrossiers, également connus pour la qualité de leur travail du cuir (autrefois dans les usines de maroquinerie ou de chaussures par exemple à Romans, ou dans les selleries du sud de la France), ou pour leur connaissance manufacturière des tissus aux motifs d’indienne imprimés à la planche (autrefois en activité saisonnière pour les tissus provençaux de Souleïado), parfois médecins — comme tous les parias y furent toujours autorisés — ou instituteurs, avec des résidences d’attache stables, quoique généralement tenus à l’écart du pouvoir sinon syndical (en de très rares exceptions). Et quand il n’y a plus rien à faire pour eux reste le rempaillage devenu une prestations quasiment introuvable... ceux qui se placent sur les marchés pour le cannage ou l’empaillage des chaises étant voués à la précarité de leur droit de l’exercer.

Mais les roms vivant en clans et formant les camps sont précisément ceux qui poursuivent de se maintenir collectivement dans le symbole spirituel de la précarité de la vie sur terre, assumant leur condition matérielle transitoire telle leur conception du destin. Intouchables — parce qu’immondes, inhumains, pestiférés, dangereux, sales, avilis et avilissants — intouchables contradictoirement parce qu’ils sont la mémoire des vies antérieures et de leurs postérités certaines, témoins du dualisme du monde et des réversibilités trans-humaines, dans la position du plus grand respect de l’âme quand le corps physique au plus bas — comme le corps social — migre ou mute pour survivre. Comme si le perpétuel changement du paysage représentait les métamorphoses de la condition humaine et plus largement de la vie multiple sur terre. Et ce que les plus hautes castes hindouistes savent bien, même si elles vouent d’abord les intouchables aux travaux les plus sales et les plus humiliants et veulent les écarter de la connaissance, car intégrés ils forment une couche institutionnelle révolutionnaire à laquelle on doit principalement, par exemple, la parité des femmes au tiers du parlement indien (à l’occasion du centenaire de la journée mondiale des femmes), c’est qu’ils incarnent le changement prédictible encore invisible, étant directement liés à la fois anthopologiquement et ethnologiquement — leur langue écrite s’apparentant au sanskrit, — à la fondation symbolique de l’hindouisme sous le régime dualiste de Kali, la mère, dont ils sont avec les plus hautes castes, dans cette cosmogonie, la première fondation du cycle de la société humaine, depuis le troisième millénaire... et cela, quels que soient les syncrétismes religieux intégrés ensuite au cours de leurs migrations continentales historiques.

Les gitans on les prend comme ils sont, dans la métaphore du changement selon la contradiction de leur persistance. On ne les soumet pas. Tel est leur sens, sacré. Ce sont des demiurges au sens grec. Gare à l’ignorant qui les touche, gare à l’inculte vengeur qui veut les faire disparaître ou les exterminer — où qu’il se trouve, qui qu’il soit, et peu importe le moment !

C’est irréductible.

Quand j’étais enfant, à la fin des années 40, mon père était médecin de campagne à La Charité-sur-Loire, où après la guerre les romanichels étaient accueillis sur un territoire honorable et agréable, pendant les saisons du voyage vers le sud de la France ou vers l’Espagne, une grande saulaie au bout de l’ile où nous habitions, qui devenait le terrain de camping des touristes en été. Au-delà de la Loire vers le Berry, où se trouvaient quelques pavillons marquant la limite de la ville à la périphérie de la Nièvre, avec leurs jardins potagers attenant en arrière, vers la campagne, il y avait le canal et les mariniers, autres habitants nomades que mon père fréquentait également pour soigner les familles ou aider les femmes à accoucher à bord des péniches, comme dans les roulottes. Il s’acquittait sans dégoût de ce travail, parce qu’il avait été un médecin de la résistance, peut-être ? Le bon accueil des roms qui avaient été victimes du gouvernement vichyste était un principe local caractéristique des changements dus à la libération. Mon père nous évoquait le style souvent cossu et toujours fonctionnel ainsi que la propreté surprenante des péniches et des roulottes... il avait juste un problème lors des accouchements de ne pouvoir contourner le lit dont seul un côté était accessible, autrement tout ce qu’il avait demandé avant d’arriver était toujours prêt : l’eau mise à bouillir et une pile de draps propres ; il était toujours aidé avec précision par les compagnons des parturiantes. En tous cas le mot se disait et il était le seul demandé parmi sa confrérie lors de ces différents passages, que toujours il honorait malgré son surmenage, du à une clientèle à visiter dans trois départements différents aux carrefours des routes. La confiance était telle dans l’environnement municipal de cette petite ville de culture, qui s’était libérée elle-même de l’occupation, que les roms vinrent y enterrer un de leurs plus hauts dignitaires défunt, avec un faste jamais vu par les charitois...

Je dis les familles parce que les enfants du voyage suivaient et au gré de leurs déplacements et migrations étaient scolarisés dans les écoles publiques, où il était interdit de les priver d’accès à l’enseignement collectif en cours d’année, même pour quelques jours de classe seulement... ainsi, en plein hiver dans mon école du parc Adam sous les remparts de la ville, un ancien petit musée botanique du XIXè siècle tout en rez-de-chaussée où avaient été aménagées deux salles de classes, regroupant chacune deux niveaux d’enseignement, primaire et élémentaire, chauffées par de grands poêles en fonte cylindriques entourés de grilles protectrices pour éviter les brûlures, et qu’une femme de ménage venait raviver avant notre arrivée chaque matin, quand il faisait encore nuit... À l’aube surgissaient parfois des fillettes impeccablement habillées en robes et bas de laine ou en pantalons de golfe, aux pulls de couleurs vives, tenue de circonstance entre le vêtir bohémien et le costume occidental sous des manteaux ressemblant à des par-dessus masculins. Fraîchement savonnées et coiffées pour honorer l’école de la république, au teint mat, les yeux brillants, avec des cheveux gominés tressés, repliés ou serrés sur la nuque par des rubans aux couleurs fabuleuses, elles avaient de gros cartables de classe portant déjà les livres scolaires qui leur avait été prêtés la veille, avec leurs cahiers suivis, et aussi leurs "quarts" en fer émaillé contenant leur repas de midi, comme des ouvrières... Nous étions fascinées devant ce qui nous apparaissait à la fois comme la beauté surgie des livres de contes et l’étrangeté sociale, comme un cadeau inouï.

Elles ne portaient jamais de blouses, je ne connais pas encore la clé de l’énigme, alors que toutes nous en étions revêtues (des blouses noires à liserets rouges — et nous étions encore chaussées de galoches, quant à elles plutôt de bottes, le travail du cuir même récupéré étant une spécialité des gitans d’alors).

Les accueillir était protocolaire, rituel, parce que la maîtresse prévenue la veille par leurs parents avait une stratégie de les tenir hors de notre vue pour éviter les réactions de rejet raciste dans les rangs, en attendant d’entrer dans la salle, tandis que nous réchauffions de notre souffle nos doigts à travers nos moufles... Quand nous étions déjà assises alors elle allait les chercher à l’autre porte pour les faire entrer, nous priant de bien les recevoir et les présentant aussitôt par leurs prénoms, l’annonce de leur provenance, leur destination, le temps qu’elles resteraient, enfin nous demandant d’énoncer nos propres noms pour nous faire connaître, chacune à notre tour... Alors elle les installait à leurs tables d’écolières, leur recommandant de la requérir si elles ressentaient des difficultés ; en général elles se taisaient parce qu’elle étaient fières, et aussi du fait des complications d’être bilingues, mais le soir la maîtresse gardait en classe d’études celles qui lui paraissaient avoir du mal à suivre, souvent les plus jeunes, et leur donnait des leçons particulières pour leur permettre de combler leur retard. Pendant les récréations nous nous regardions respectueusement plutôt que nous parler — elle se méfiaient davantage que nous, sans doute informées du racisme dont leurs parents avaient été victimes. La tenue de leurs cahiers remplis au fil de leur route, que nous leur demandions de nous montrer au retour dans la classe avant de faire silence, était exemplaire. Pour celles d’entre nous qui auraient éprouvé du rejet, c’était le status quo obligé au vu de la maîtresse... Aucune ne l’a jamais exprimé même en dehors des heures de classe. Le départ des filles de l’exception nous laissait toujours unanimement tristes, l’événement étant achevé.

Ayant atteint l’âge de citoyenne à part entière j’ai éprouvé une complicité affective avec une femme gitane, épouse d’un forain "intégré" de nationalité française — celle qu’aujourd’hui on menace d’enlever. Avec sa fille adulte, coiffées de chevelures flamboyantes maintenues par des foulards noués en arrière à la façon des lavandières, elles dévalaient la rue Mazarine dans l’effet balancé de leurs longues jupes, voguant comme des navires vers La Palette, café où elles disaient la bonne aventure pour se faire de l’argent de poche, non pour survivre. Deux femmes élancées marchant comme on danse... l’autonomie provocante de leur présentation différente dans la rue les laissait empruntes d’une distance négligente, qui leur procurait une dignité joyeuse. Au corps droit et au port de tête magnifique, effrontées et pudiques à la fois, bourrées d’humour transmettant leur énergie, parfaitement informées des pratiques urbaines sensibles. Chaque fois que nous déménagions pour un autre quartier en friche où construire pour faire bleu, je les retrouvais ; puis elle seule, sa fille s’étant mariée. Elle savait que je craignais les prédictions personnelles à cause de ma mère dans mon enfance, donc elle ne m’importunait pas à en réclamer son lot ; nous parlions du métier de son mari puis de sa retraite, de mes études, de nos enfants... Et nous nous interpellions dans la rue, toujours renouvelant le plaisir de nous reconnaître, en nous complimentant. Un jour elle m’apprit que son mari était mort, qu’il lui restait la maison, la succession partagée avec sa fille, une part de retraite pourtant la vie était devenue dure ; au fond c’était un peu plus pour elle, maintenant, que dire la bonne aventure, pourtant sans pression pour me convaincre, toujours dans le respect de l’information que je lui avais donnée plus de dix ans auparavant ; nous déclarions chacune ce qu’il était advenu de nos existences et de nos pensées du monde, depuis notre dernière rencontre... La fermeture du "pastavino" pour devenir un salon de coiffure (et de plus ni elle ni moi n’en fréquentant quel qu’en soit le coût), a conclu notre possibilité de rencontre la plus récente. Je ne l’ai pas revue depuis deux ans mais je lui rends un hommage de vie, certaine qu’en dépit d’avoir un peu vieilli elle veille sur sa santé précieuse au grand dam de ses douleurs ; car elle commençait à boiter sans se départir de sa beauté. Une femme soignée, au maintien exceptionnel dans ses atours particuliers, d’emblée féministe, politisée et pragmatique. Je pense à la sobriété de son élégance vestimentaire toujours personnelle, baroque dans les longueurs et les mouvements, mais sans décorum, à ses pieds à nu toujours joliment chaussés de sandales sans talonnières, malgré les kilomètres à parcourir lorsqu’elle arrivait de son pavillon de banlieue pour entrer dans la ville qu’elle aimait, celle des artistes et des poètes, je pense à l’élégance de sa morale critique, sa pensée sociale, à tout ce qui lui donnait cette classe singulière au-delà du canon de tout modèle, supérieure à l’attrait de la mode, au lustre de la culture académique, à la hauteur de la philosophie.

Salut.

En 2005, alors qu’avec mon compagnon nous roulions en voiture sur une route désertique du Rajasthan, à la frontière du Pakistan, survint une charette monumentale enrubannée de guirlandes aux violentes couleurs, tirée par deux quadriges de boeufs, sur laquelle un peuple entier debout défiait la poussière, horde frénétique en transhumance splendide, hurlant sauvagement à notre adresse avant même que nous les ayons croisés. Ils marquaient leur différence en s’armant de courage pour la longue distance qui les attendait... Ces femmes de toutes les générations aux cheveux libres ou couverts de châles retombant sur leurs caracos jusqu’à leurs longues jupes à la rajasthanaise, cachant mal la maigreur de leurs corps (en occident ils s’empâtent du fait des mauvaises nourritures où la nourriture auparavant manquait), avec leurs bijoux de pacotille ponctuant l’apparition de leur peau et faisant miroiter les étoffes, ces hommes sans turban et ces enfants aux visages déjà éprouvés par la rudesse de la vie ou du climat, appartenaient aux romanichels de mon enfance.

Il n’y a pas de temps pour les gitans [2], parce que le temps des gitans c’est l’espace là toujours, ici et maintenant. L’altérité irréductible du monde et le rythme.

Le président de l’anti-république est aveugle au symbole terrible du feuilleton des roms. Ses carottes sont cuites.

A. G-C.

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rocbo.lautre.net, Jeunes, Rroms, Gens du voyage... Peut-on arrêter le délire sécuritaire et ses chantres ? ///
Dosta ! Assez ! Who are the Roma ?

Pour mémoire en référence de cet éditorial :
La manifestation contre la xénophobie le racisme et l’injustice sociale. À Paris, place de la république, le 4 septembre 2010.

Voir le texte unitaire et la liste des signataires et des organisations de l’appel Non à la politique du pilori !, à signer dans le site de la Ligue des Droits de l’Homme.


Index des articles choisis ///

Successivement du 2 au 8 août (et au-delà) :

- 2 août / Werner Kofler : "L’art doit détruire la réalité", par Laurent Margantin.
- 3 août / "Géométrie d’un rêve" de Hubert Haddad, par Elisabeth Poulet.
- 4 août / Mort de Jacno / Non mort de Jacno, par Aliette Guibert-Certhoux.
- 5 août / Intransigeance du conte de Lautréamont, par Roland Pradoc.
- 6 août / Et Lyon est sise là, par Régis Poulet.
- 7 août / Nuancier noir, par Guy Darol.
- 8 août / Actualité de Charles-Louis Philippe, 2/5, par Charles-Louis Philippe et Marguerite Audoux.

Successivement du 9 au 14 août (et au-delà) :

9 août / Citation éditoriale pour la seconde semaine : ::_Tomate_&_Citron_ : :, par Xavier Léton.

- 9 août (pour mémoire) / Hadopi : "Lettre ouverte aux spectateurs citoyens", par la rédaction de la revue des ressources.
- 10 août / La Brebis galeuse d’Ascanio Celestini, par Ascanio Celestini, traduit et présenté par Olivier Favier.
- 11 août / L’enchanteur Moondog (1916-1999), par Guy Darol.
- 12 août / Ils dansent pour ne pas mourir, par Xavier Zimbardo.
- 13 août / Memorial day : Miami, South Beach, par Lesly Hamilton.
- 14 août / Mon identité nationale, par Georges Moréas.

P.-S.

Hommage aux gitans par Mano Solo disparu le 10 janvier 2010 :

Le logo de l’édito est extrait d’un article du 7 mai 2009 sur la situation des roms en Seine Saint Denis, dans le site Bagnolet en vert.

URBA-ROM, centre de ressources et de recherche européen, présente une recension du nouveau numéro de la revue Etudes tsiganes : Roms de Roumanie, la diversité méconnue.

La filmographie de Tony Gatlif, dans le site International Movie Database.

[ Mise à jour du 5 mai 2011 ]

L’exemple des roms / Les roms, pour l’exemple
Revue Lignes N°34 (fév. 2011)
éditions Lignes

L’exemple des roms / Les roms, pour l’exemple, opus dédié de la Revue Lignes, N°34, 24 février 2011. Collectif : Jean-Loup Amselle, Michel Surya, Cécile Canut, Étienne Balibar, Alice Cherki, Élisabeth Clanet dit Lamamit, Ivaylo Ditchev, Alain Hobé, Olivier Legros, Martin Olivera, Alain Pierrot, Jacques Rancière, Pierre Sauvêtre, Nando Sigona, Sébastien Thiery, Nidhi Trehan, Sophie Wahnich, Jean-Luc Nancy.
Note de l’éditeur : Une partie des textes ici réunis proviennent du rassemblement contre le racisme d’État organisé, sous l’intitulé « Les Roms, et qui d’autre ? » par Cécile Canut (professeur de sociolinguistique), Cécile Kovacshazy (maître de conférences en littérature comparée) et Thomas Lacoste (cinéaste et éditeur), le samedi 11 septembre 2010 à la Maison de l’arbre (La Parole Errante), à Montreuil-sous-bois.
N.B. : Faute de place, certains des textes prévus pour ce numéro ont dû être reportés au numéro suivant, le n° 35, à paraître au mois de mai.

Notes

[1Définition in fr.wikipedia : " Roms (ou Rroms, féminin R(r)oma, pluriel R(r)omané) est un endonyme signifiant « êtres humains » adopté par l’Union Romani Internationale (IRU) et les Nations unies pour désigner un ensemble de populations, ayant en commun une origine indienne, dont les langues initiales sont originaires du nord-ouest du sous-continent indien, et constituant des minorités entre l’Inde et l’Atlantique (voire en Amérique du Nord), connues sous de nombreux exonymes dont les plus utilisés en français sont Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis, ou parfois Gens du voyage (bien que cette dernière dénomination ne soit pas réservée aux Roms). « Rom » désigne également un chef de famille manouche."

[2Un ouvrage récent sur le périple polonais des roms : La Route des Gitans, Miguel Haler (préface de Joseph Joffo), col. Mémoire d’homme, éd. Ginkgo ; 2009.

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