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Déclaration de Noam Chomsky solidaire de Occupy Wall Street (2) + Son intervention à Occupy Boston 

mardi 27 septembre 2011, par Noam Chomsky

[ Media complémentaire de la prise de parole de Chomsky pour Occupy Boston le 22-10-2011 ]. Exergue pour mémoire du siècle dernier :
 « (...) La chute du Mur de Berlin a eu des conséquences. Le progrès technique est réel, mais il dure déjà depuis quelque temps. Il a accéléré les choses, mais le principal changement est ailleurs : il réside dans la décision, prise au début des années 70 [1], d’abord par les États-Unis puis par la Grande-Bretagne, de déréglementer le capital.
 Les accords de Bretton Woods [2] visaient à contrôler les flux de capitaux. Lorsque la Grande-Bretagne et les États-Unis ont créé ce système au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il existait un ardent désir de démocratie. Le système était conçu de façon à préserver les idéaux sociaux-démocrates, c’est-à-dire, fondamentalement, l’État-Providence. Pour ce faire, il fallait contrôler les mouvements de capitaux. Si on laisse les capitaux se déplacer librement d’un pays à l’autre, arrive un jour où les institutions financières et les investisseurs sont, dans les faits, en position de déterminer la politique des États. Ils constituent ce qu’on appelle parfois un « Parlement virtuel » : sans être dotés d’aucune existence institutionnelle réelle, ils sont en mesure de peser sur la politique des États par la menace d’un retrait des capitaux et par d’autres manipulations financières.
 Le système de Bretton Woods visait à protéger la démocratie et la social-démocratie, en contrôlant les flux de capitaux et en régulant les taux de change de façon à empêcher une spéculation nocive et source de gaspillage. Il a commencé à être démantelé au début des années 70. Cela a eu pour effet de faire basculer encore plus de pouvoir du côté du privé, et en particulier du capital financier – un capital financier étroitement lié au capital industriel. Du coup, partout dans le monde, on assiste depuis à un déclin des missions de service public : déclin des systèmes de protection sociale, déclin des services sociaux, stagnation ou baisse des salaires, augmentation de la durée du travail, détérioration des conditions de travail, etc.
 (...) » Noam Chomsky (Propos recueillis en 1999).

Deux heures de lucidité, entretien avec Noam Chomsky
Denis Robert [3], Weronika Zarachowicz © éd. Les arènes, Paris, 2001.
Extrait du chapitre 5/9 « Le capital » cité in extenso dans le Blog sur Noam Chomsky

En se rendant à l’adresse liée sous le titre du chapitre publié dans le blog sur Chomsky, il convient de lire la suite pour bien comprendre comment le marché pervers voyant ses propres bases inversées s’est délié de l’éthique intégrée à sa théorie primitive. Nous ne pouvons pas reproduire intégralement ces passages ici pour des raisons déontologiques sauf à enfreindre les principes de solidarité éditoriale. Mais on peut résumer, en poursuivant de citer — pour inciter à aller le découvrir directement, et plus largement en se procurant l’ouvrage de librairie, — que le nouvel état du capitalisme dérèglementé n’est pas le capitalisme — Chomsky : « (...) Le capitalisme n’existe pas, du moins au sens de pure économie de marché. On est en présence d’une économie qui se partage entre un énorme secteur public, qui assume collectivement les coûts et les risques, et un énorme secteur privé qui est entre les mains d’institutions totalitaires. Ce n’est pas du capitalisme. (...) » Plus tard, les journalistes : « Comment qualifieriez-vous ce système ? » Lui : « C’est un système composé d’entités privées concentrant des pouvoirs énormes, liées entre elles par des alliances stratégiques et dépendant d’États puissants pour socialiser les risques et les coûts. On le qualifie parfois d’« Alliance State Capitalisât » ou de « Corporate Mercantilism ». On ne lui a pas encore vraiment trouvé de nom. Mais Adam Smith et tous ceux qui croyaient au marché en seraient horrifiés.
La théorie du libre-échange repose sur l’hypothèse que le travail est mobile et le capital immobile. Ainsi, David Ricardo part du principe de l’immobilité du capital. Selon lui, si les capitalistes anglais avaient pu exporter leurs fonds au Portugal, il aurait été plus logique que vin et drap soient l’un et l’autre faits au Portugal. Mais il partait du présupposé que les capitalistes anglais préféraient conserver leur capital en Angleterre.
Voilà pour la théorie. Dans la réalité, c’est exactement l’inverse. Le travail est immobile, plus qu’il ne l’a jamais été depuis des siècles. Les capitaux, eux, se déplacent.
(...) »

La ruine de la société s’est accélérée. Pour nous, français d’Europe [4], au secteur public républicain exemplaire après la guerre, nous connaissons bien les effets, particulièrement depuis 1999, du démantèlement systématique et de la privatisation du patrimoine et des services publics... Mais très peu connaissent l’article 123 du Traité de Lisbonne signé en décembre 2007 (par le président Sarkozy pour la France), qui constitutionnalise l’article 104 du Traité de Maastricht auquel personne n’avait prêté attention, sur la création de la monnaie [5]. Article qui dépossède la fonction d’équilibre de la possibilité de la création de monnaie par les banques centrales, au profit de la production exclusive de monnaie scripturale du crédit par les banques commerciales privées, installant leur monopole et le statut déréglementé de l’activité financière. Pour autant, les coûts et les risques demeurent supposés assumés ici comme ailleurs par les États (et les régions, voir même les municipalités) dépossédés du recours financier public, puisque c’est la source même d’innombrables profits financiers privés. États devenus en fait devenus les gardiens zélés du pillage et, furent-ils "la gauche parlementaire", au mieux les gestionnaires du ghetto à l’échelle du monde concret généralement et progressivement privé de travail, de ressources, parce que privés d’argent, au pire les dictateurs de la gestion de l’argent commercial par les banques privées qui ordonnent la disparition des moyens vitaux des peuples. Mais tout cela est induit dans le contexte général de l’interview, claire sans concéder à l’anecdote ni à l’idéologie (ce dont personne d’autre ne pourrait être exempt), que nous vous invitons à aller découvrir à sa source même sur le web. (L. D.)

C’est maintenant.

*

La lecture de Occupy Wall Street — Boston,

par Noam Chomsky, le 22 octobre 2011, au Howard Zin Memorial

 [6]

lieu de parole de l’occupation dans la ville du MIT, qui se poursuit en s’élargissant après et en dépit d’une première éviction musclée.


C’est l’intervention intégrale réalisée en une seule vidéo (et de loin la plus audible de celles mises en ligne sur internet) par un reporter citoyen de http://newsparticipation.com/

Chomsky retrace l’histoire de la grande crise des années trente et en tire les leçons pour la mobilisation populaire de plus en plus large nécessaire. Un commentaire des passants sur YouTube :

« Écoutez-vous ?? La conférence de Chomsky contient une stratégie complète du mouvement Occuper, il tisse un fil depuis les grèves des années 30, que la plupart des manuels ignorent, en passant par les grèves des travailleurs de l’acier dans les années 70, jusqu’à maintenant. Allez, les travailleurs ! Profitez-en !! Que cette m... ne soit plus ! [ Fichez en l’air cette m... ] »

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Tom Morello, guitariste
Rage against the machine
Performance @ OWS NYc
on Oct.13 2011 (Day 28)
Tom Morello arbore la casquette du syndicat IWW
Industrial Workers of the World
Photo © CC David Shankbone, sous réserve du droit de copyright de la personnalité représentée.
Source en.wikipedia

[ NdLaRdR : Bien sûr une transcription en anglais nous permettrait de mieux la comprendre et de la traduire en français, mais cette retranscription n’existe pas encore. ]



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Noam Chomsky à Toronto
(hiver 2010-2011)
Source CC some rights reserved
© Andréw Rusk (flickr)

Déclaration solidaire de Occuper Wall Street

 N’importe qui ayant les yeux ouvert sait que le gangstérisme de Wall Street — des institutions financières en général — a causé des dégâts graves à la population des États-Unis (et au monde). Et devrait aussi savoir à quel point ce faisant il s’est accru en plus de 30 ans, en même temps que leur pouvoir dans l’économie a radicalement augmenté et leur puissance politique avec. Cela a mis en mouvement un cycle vicieux [7] qui a concentré une richesse immense et avec elle le pouvoir politique dans un secteur minuscule de la population, une fraction de 1%, tandis que le reste devient de plus en plus ce qu’on nomme parfois "un précariat" [8] — qui essaie de survivre dans une existence précaire. Aussi, ils effectuent ces vilaines activités dans une impunité presque complète — pas seulement qu’elles soient trop grandes pour échouer mais encore "trop grandes pour la prison". [9]

 Les protestations honorables et courageuses en cours à Wall Street [10] devraient servir à porter cette calamité aux yeux du public, aboutir à des efforts consacrés à la surmonter, et installer la société sur une voie plus saine.

Speak out in support of Occupy Wall Street

 Anyone with eyes open knows that the gangsterism of Wall Street — financial institutions generally — has caused severe damage to the people of the United States (and the world). And should also know that it has been doing so increasingly for over 30 years, as their power in the economy has radically increased, and with it their political power. That has set in motion a vicious cycle that has concentrated immense wealth, and with it political power, in a tiny sector of the population, a fraction of 1%, while the rest increasingly become what is sometimes called “a precariat” — seeking to survive in a precarious existence. They also carry out these ugly activities with almost complete impunity — not only too big to fail, but also “too big to jail.”

The courageous and honorable protests underway in Wall Street should serve to bring this calamity to public attention, and to lead to dedicated efforts to overcome it and set the society on a more healthy course.

Noam Chomsky (26 septembre 2011)

*

Source : Roarmag (publié par Jérôme E. Roos le 26 septembre 2011)

Traduction rapide pour La RdR : Louise Desrenards

Version française Déclaration solidaire de Occuper Wall Street et postface en post-scriptum librement reproductibles avec la citation active du lien source :

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article2132

L’appel aux journalistes du 23 septembre par Mark Adler, article de la RdR intègrant la vidéo streaming en direct de ’Liberty Park’ et le badge du fil de tendance des Tweets #OCCUPYWALLSTREET : Occupy Wall Street / Occuper Wall Street.

P.-S.

Postface de circonstance

Nul ne peut être insensible

 Nul ne peut être insensible au fait que des esprits avisés pensent de la démonstration populaire soudaine à Wallstreet, et ailleurs aux USA, où les acteurs populaires du mouvement Occupy Wall Street [11] s’efforcent d’attirer l’attention sur le problème vital sans précédent causé par la spéculation financière aux profits sans limite, gagée par la monnaie qu’elle retire des échanges sociaux et par les jeux du crédit, dans leur pays et dans ceux qui prêtent pour cautionner à l’intérieur et spéculer à l’extérieur (telle l’appropriation des patrimoines immobiliers publics). L’action citoyenne est requise, compte tenu de l’annonce ouvrable du retour exponentiel de la crise internationale de la monnaie et des banques contre les populations du monde, et notamment en Europe où la mémoire convenue voulait qu’à se vivre comme des privilégiés du droit et du domaine public républicains on eut oublié d’ouvrir les yeux sur les conséquences de la vectorisation néolibérale de l’économie de la valeur, quand l’économie de la production serait prescrite, son système d’échange aboli, et les ressources multiples du service public ne seraient plus qu’un souvenir.

En ce temps du retour d’un des hauts responsables de la crise de 2008, notamment l’italien Mario Draghi à la présidence même de la banque centrale européenne depuis le 24 juin 2011 (remplaçant Jean-Claude Trichet), ancien vice président de Goldman Sachs pour l’Europe de 2000 à 2005 et responsable de fautes grandement préjudiciables aux populations et aux États démocratiques au profit de son entreprise financière — notamment responsable de l’amplification de la dette insolvable de la Grèce dès ces années, moyennant l’aspiration de tous les revenus nationaux — on vient d’apprendre que l’Europe appelle à recapitaliser les banques [12] avec l’argent public dans les pays surendettés et en récession, dont l’Europe du sud et la France. Ce n’est pas sans poser un problème de démocratie qui prédit une responsabilité "coupable" des gouvernements laquais, soumis, ou complaisants.

En effet, si une recapitalisation des banques pouvait entraîner leur nationalisation cela pourrait encore s’admettre, à condition que les banques soient tenues de mettre des cloisons étanches entre leurs activités bancaires et leurs activités financières, ce qui n’est pas le cas en France, alors que l’Angleterre et les USA eux-mêmes à la source de la folie financière depuis un demi-siècle disent espérer le faire... sans pour autant se délier de la possibilité d’une solution inflationniste.
Autant savoir que tous les petits déposants, aux salaires ou pensions qu’ils ne pourraient percevoir sans prouver l’existence bureaucratique d’un compte où les déposer, sont exposés à ne plus pouvoir assurer le minimum des ressources nécessaires pour vivre, avec l’aspiration systématique de leur faible bien par les banques de dépôt, dans le cas où elles feraient faillite sans recours possible au FMI ni à la banque mondiale, comme cela se produisit en Argentine en 2000. Faute de créditeurs comme l’euro pour combler la dette du dollar sombre et le yuan s’arme pour pallier à la dévaluation du dollar qui s’annonce pour combler le séisme du crédit qui lui est dû.

Le pari serait toujours, alors que par deux fois ça n’a pas marché, ça nous a appris que ça ne pouvait plus marcher, que les profits sur l’argent prêté par l’État au nom de soutenir leurs contribuables exténués en évitant la faillite de leurs banques, en réalité prêt consistant en emprunt (et non crédit) à la banque ainsi aidée, immédiatement réinvesti dans des produits financiers à haute rentabilité, les plus douteux comme on sait, permettraient de le rembourser en assurant des gains au delà, ce qui ne pourrait être dommageable au patrimoine public, comme en 2008 on prétendit que la décision sarkozienne n’avait rien coûté au pays une fois la balance de l’opération résolue. Sauf, maintenant, le jeu de la dévaluation des monnaies qui s’annonce en cascade après celle du dollar qui pourrait bien marquer l’inauguration dynamique du prochain quinquennat présidentiel américain, ce sont les trésors publics qui devraient logiquement reconstituer le fonds des banques.
Ce n’est pas tout à fait l’exact résultat, et l’on ne va pas rémunérer ici l’entropie de l’absence de dispositif de reproduction des ressources vitales, économie et services sinistrés en accéléré, injustices des taxes, conversion de l’éthique pour s’adapter à la pénurie (éducation, santé etc.), accroissement du coût de la vie, travail accru salaires bas, chômage, RMI qui n’est plus qu’une aune insuffisante pour se nourrir et se loger donnée au mendiant, dormir à la triste étoile, etc. Tout ça dûment cadenassé par un Patriot Act d’un côté de l’Atlantique et un Traité de Lisbonne de l’autre pour ce qui est à l’Ouest.

 Bref, ce qui se passe aux USA nous parle de ce qui se passe en Europe où l’on sait le mouvement des "indignés", qui empruntent leur nom au petit livre de Stéphane Hessel, insuflant l’esprit de la résistance pour réclamer la restauration des droits et du pacte politique de l’État avec la société [13], mouvement révélé en Espagne au printemps dernier. Et cela nous regarde au-delà. Personne ne peut le dire plus lapidaire et clairement que monsieur le linguiste et fort en maths : Noam Chomsky [14]

Louise Desrenards

Sur la situation en Grèce lire l’article Un vent de révolution se lève, par Okeanos le 26 septembre dans le blog de Olivier Berruyer.

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Noam Chomsky
Deux heures de lucidité
Entretien avec Denis Robert
et Weronika Zarachowicz
Édition Les arènes, Paris (2001)
Source amazon.fr

La fabrication de la monnaie, la dette publique et les banques commerciales après que, par exemple en Europe, le traité de Lisbonne ait rendu impuissantes les banques centrales. Il leur est interdit de créer de la monnaie à la demande des États souverains souhaitant équilibrer leur économie, mais autorisé de créer de la monnaie pour les banques commerciales aux fins de reconstituer leur fonds de réserve (1/6 du montant global de leurs crédits en monnaie scripturale). Et les États de recourir à des emprunts privés aux taux d’intérêt élevés :


Badge Twitter : Hashtag #OWS (temps réel)

Notes

[1] Dans ces années, en France, ce n’est pas encore la déréglementation du capital lui-même — sa mondialisation — qui affecte le financement public, mais La loi Pompidou (banquier lui-même) dite loi Pompidou-Giscard (ce dernier alors ministre des finances), n°73-7, du 3 janvier 1973, qui marque la fin du recours de la création de monnaie à taux faible ou nul du Trésor public auprès de la Banque de France, obligeant le recours systématique des emprunts de l’État auprès des banques commerciales au coûts d’intérêts élevés, avec l’autorisation exclusive pour ces banques de requérir la Banque de France — avec l’accord de l’État — pour reconstituer leurs fonds de réserve en cas de problème (actuellement le taux autorisé de création de monnaie virtuelle des banques pour le crédit est respectivement 6 fois supérieur à leur fonds de réserve) — ce qui n’assure même pas la suppression de la possibilité d’inflation.

[2] *Accords de Bretton Woods (wikipédia).

[3] Ce n’est qu’en février 2011 que Denis Robert a été totalement relaxé par la plus haute cour française des poursuites pour ses ouvrages sur l’affaire Clearstream Révélation$ (éd. des arènes, 2001) et Clearstream, l’enquête (éd. des arènes, 2006), redevenus accessibles en librairie aujourd’hui.

[4] Voir les grandes dates de la construction européenne dans le site Vie publique depuis la déclaration de Robert Schuman, lors de la conférence de Presse du 9 mai 1950 au Quai d’Orsay, à Paris, pour appeler à la mise en commun du charbon et de l’acier entre la France et l’Allemagne. Charbon et acier (le charbon utile à produire l’acier et d’autres choses) français totalement disparus comme on sait — a fortiori le charbon étant une énergie presque totalement prescrite partout dans le monde, — de sorte qu’à la fin de sa vie Robert Schuman lui-même put dire peut-être — on ne retrouve pas la source — que lui comme ceux à l’origine de l’Europe (parmi lesquels prioritairement Jean Monnet qui l’avait inspiré) s’étaient trompés, qu’il ne fallait pas faire l’Europe du charbon et de l’acier mais l’Europe des cultures (ce qui en dit plus long que la culture elle-même, notamment sur la diversité économique et les possibilités de ses variables nationales et régionales).

[5] Lire l’article particulièrement bien documenté de janvier 2009 par Étienne Chouard, dans Création monétaire : l’article 123 du Traité de Lisbonne dans le site Letransmutteur.net. D’autre part voir la vidéo jointe en post-scriptum de notre article où la voie unique de la production de richesse est expliquée et analysée avec des schémas.

[6] -Howard Zin Memorial Lecture Series @ Occupy Boston ; Colleges #OCCUPYBOSTON at Dewey Square.

[7] "vicious cycle", la mauvaise idée ici serait de le traduire par "cercle vicieux". La figure du cycle étant plus hétérogène et vaste que le cercle.

[8] Souvenir du congrès de sémantique générale ? Les crochets typographiques comme ceux marqués du geste des mains par l’interlocuteur qui veut signaler la réserve d’un mot contextuel ou conceptuel dans son discours, chez Chomsky deviendrait celle du "parfois" ou du "quelquefois" pour des expressions convenues qui pour un scientifique tel que lui ne peuvent être que contextuelles et en tous cas pas universelles. On en trouve l’usage paradoxal ici pour le mot "un précariat" — où le "un" renforce contradictoirement la notion vague ce qui produit un non sens qui ne pourrait échapper au linguiste, comme on trouve souvent sa réserve exprimée de la même façon, en terme de fragmentation du temps, dans d’autres de ses interviews et notamment dans l’ouvrage d’entretien avec Robert et Zarachowicz cité en exergue de cet article.

[9] "Too big to jail", expression populaire pour dire l’importance inexpiable de certains crimes ou escroqueries, et dont la connotation entre guillemets par Chomsky peut réfèrer au titre du fameux article du 3 mai 2010 par David Heath dans le Huffington Post Investigative Fund, sur la fraude criminelle des banques : Too big to Jail ?...

[10] Le mouvement d’occupation "Occupy Wall Street" inauguré le 17 septembre 2011 à New York par différents groupes activistes des droits parmi lesquels les anonymous comprend deux adresses principales pour informer le programme des journées, la première http://occupywallst.org/, et la seconde plus spécifique des activistes new-yorkais http://www.adbusters.org/campaigns/occupywallstreet ; elles ne sont pas exhaustives des sites ouverts pour informer les actions solidaires dans les autres villes américaines.

[11] La RdR propose une traduction de l’appel du 23 septembre aux journalistes de Marc Adler, pour informer l’événement promis au long terme. L’article comprend des informations en note et en post scriptum trouve l’intégration d’un fil de tendance de Twitter en temps réel et la video en Livestram de Global Revolution sur les événements de New York.

[12] Voir les articles du journal Le monde du 20 septembre 2011, Bruxelles envisage une recapitalisation des banques, et du 25 septembre 2011, Le spectre d’une recapitalisation des banques démenti par le gouvernement — sans doute un simple effet d’annonce, si on lit bien que sur le nombre des banques citées seule BNP Paribas (seul groupe français consultant à Francfort) aurait refusé — contrairement à son appel en 2008 où les autres banques furent forcées d’accepter la proposition de l’État pour maquiller le scandale de leur consœur. Lire aussi mieux informée la critique afférente de François Leclerc parue le 25 septembre dans le blog de Paul Jorion BNP Paribas contrôle-t-elle Bercy ? et sa publication du 27 septembre L’impensable plan A sur le tapis, beaucoup plus précise dans la mesure où elle informe la pression américaine pour convertir le système européen et les nouvelles mesures exécutives possibles — où lire de surcroît le commentaire 2 laissé par un certain Marc, et son fil de réponses après la première par l’auteur de l’article.
En effet, deux événements ont donné pied politique à l’État du dollar dans la zone euro, après la démission de Strauss-Kahn et le passage à la trappe des DTS, principalement cautionnés par l’euro et le yuan, pour gage d’une monnaie de réserve indépendante du dollar ; c’est, d’une part, la nomination à la présidence de la Banque Centrale Européenne (en remplacement du français Jean-Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque de France — impliqué dans l’affaire du Crédit Lyonnais), de l’italien Mario Draghi (ancien vice président de Goldman & Sachs Europe — de 2000 à 2005, sinistres années de l’endettement de la Grèce auprès de ce créancier), et d’autre part l’inauguration de la place boursière de Francfort à la fin du mois de juillet, Nyse Euronext Deutsche Börse, filiale d’un des deux grands opérateurs de Wall Street, dont l’installation attendue depuis l’entrée majoritaire de l’opérateur de la bourse de Francfort, en février 2011, fut finalement approuvée le 7 juillet, lors d’une assemblée générale à New York (archive Le Monde du 9 juillet 2011 (article payant). Sur Draghi nommé président de la BCE on peut lire l’article du 24 juin encore accessible gratuitement dans le blog le Monde "L’Elysée côté jardin" de Arnaud Leparmentier.

[13] L’ouvrage Indignez-vous !, de Stéphane Hessel, publié en octobre 2010 chez Indègne, à Paris, est un best seller infra-européen traduit et discuté dans toutes les langues occidentales.

[14] Pour éclairer la pensée économique de Noam Chomsky on peut se référer à l’extrait du livre de son interview par Denis Robert et Weronika Zarachowicz, Deux heures de lucidité, publié aux éditions arènes (1999), dont le chapitre 5/9, Le capitalisme, est cité dans son blog dédié en français.

1 Message

  • #OccupyWallStreet Union March From Foley Square on Wall Street

    Posted Oct. 4, 2011, 8:36 p.m. EST by OccupyWallSt

    On October 05, 2011, at 3:00 in the afternoon the residents of Liberty Square will gather to join their union brothers and sisters in solidarity and march. At 4:30 in the afternoon the 99% will march in solidarity with #occupywallstreet from Foley Square to the Financial District, where their pensions have disappeared to, where their health has disappeared to. Together we will protest this great injustice. We stand in solidarity with the honest workers of :

    AFL-CIO (AFSCME) ;
    United NY ;
    Strong Economy for All Coalition ;
    Working Families Party ;
    TWU Local 100 ;
    SEIU 1199 ;
    CWA 1109 ;
    RWDSU ;
    Communications Workers of America ;
    CWA Local 1180 ;
    United Auto Workers ;
    United Federation of Teachers ;
    Professional Staff Congress - CUNY ;
    National Nurses United ;
    Writers Guild East ;

    And :

    VOCAL-NY ;
    Community Voices Heard ;
    Alliance for Quality Education ;
    New York Communities for Change ;
    Coalition for the Homeless ;
    Neighborhood Economic Development Advocacy Project (NEDAP) ;
    The Job Party ;
    NYC Coalition for Educational Justice ;
    The Mirabal Sisters Cultural and Community Center ;
    The New Deal for New York Campaign ;
    National People’s Action ;
    ALIGN ;
    Human Services Council ;
    Labor-Religion Coalition of New York State ;
    Citizen Action of NY ;
    MoveOn.org ;
    Common Cause NY ;
    New Bottom Line ;
    350.org ;
    Tenants & Neighbors ;
    Democracy for NYC ;
    Resource Generation ;
    Tenants PAC ;
    Teachers Unite ;

    Voir en ligne : Les syndicats du travail s’engagent avec OWS

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