
« Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir. »
René Char, Feuillets d’Hypnos
Rubrique Poésie Le 20 juin 2010
Trois pierres d’échappement d’horloge Les pots d’argiles retiennent la terre, la terre s’ouvre, et étale une couvée de fourmis en quête de nouveaux talus à meubler. Sextant à la visée (...)
Rubrique Poésie Le 2 juin 2010
Je t’ai fait la courte échelle, puis on est passé, toi et moi, de l’autre côté du mur. Quelques nuits plus tard, au milieu d’une heure inconnue, on sort et on marche jusqu’à la mer, on (...)
Rubrique Poésie Le 11 mai 2010
C’est un vendredi après-midi, un peu avant Pâques, à la gare Montparnasse. Je l’attends en me demandant pourquoi je l’attends, pourquoi le voyage commence comme ça, dans l’indécision de (...)
Trois pierres d’échappement d’horloge Les pots d’argiles retiennent la terre, la terre s’ouvre, et étale une couvée de fourmis en quête de nouveaux talus à meubler. (...)
Preç Zogaj fait partie des poètes les plus créatifs de la littérature albanaise d’aujourd’hui. Il est né en 1958 à Lezha, ville la plus au nord du littoral d’Albanie. Il (...)
Ressac Ne demeure que l’apnée, alors. L’apnée sournoise du sommeil, eau dormante qui berce la vigilance lassée d’être devenue rage, rage malsaine. Alors de l’absence ne (...)
(Au haut de la page du titre) - Hippolyte étendu sans forme et sans couleur. Janvier Lundi 1er. - Rentré coucher à 4 heures après le champagne et le plomb fondu de Charlottenburg. Eté à 8 1/2 à (...)
C’est grâce à Jérôme Bosch que j’ai su que j’étais belge (Amélie Nothomb) Sous le lit il y a des monstres Juste avant le matin les policiers sont venus Maman à crié (...)
Claude Cahun s’est tenue à l’écart tout en participant activement à des actions pour l’émancipation des mœurs, pour le progrès social ou la lutte anti-nazie. Son parcours (...)
Sans s’être déplacé, ni avoir soulevé la plus fine paupière De sa pensée Il se perdit. Et cela le réconforta comme la sagesse des nombres. Il pouvait bénéfique advenir et changer Et de (...)
résumé d’un roman que je n’aime pas lire (l’étoile de ratner de don delillo) g_ Ce qui est superficiel et négligé peut souvent être "guéri" par l’obsession. Cela aussi, (...)
* ondoyante imperceptiblement au cri du soleil fixe longue courbe pâle aspire expire l’intemporel promesse bleue au plan de nature verte vibrante offerte adorable * calme (...)
Oreste Scalzone, intellectuel italien a entamé une grève de la faim le 7 avril 2005, en solidarité avec la mobilisation pour une mesure d’amnistie en faveur des détenus dans les prisons (...)
En cette aube cristalline- redondance du miroitement des lointains éthérés Des lacs fuyards bus dans l’imaginaire ( A quel silence vouer son mot Qui marche en babouches sur le pli de (...)
variables fluctuants nomades l’air et l’eau s’enlacent et repoussent la terre dont le front souvent s’obstine à trépaner ses propres chairs terre en massifs terre en (...)
Un grand poète est mort subitement, à l’heure de sa « victoire automnale », au cours de la saison chargée de fruits qu’il chérissait peut-être plus que toute autre, et où il (...)
* La nuit se déroule en nous encercle la pensée lui donne la paix du constrictor. * Le feu prend tout son poids ainsi s’explique (...)
Ça s’appelle Keremma, c’est un lieu introuvable sur une carte, une bande de terre en bord de mer, un endroit magnifique. On y va pour écrire et finalement, c’est la nature qui (...)
C’est un vendredi après-midi, un peu avant Pâques, à la gare Montparnasse. Je l’attends en me demandant pourquoi je l’attends, pourquoi le voyage commence comme ça, dans (...)
Je t’ai fait la courte échelle, puis on est passé, toi et moi, de l’autre côté du mur. Quelques nuits plus tard, au milieu d’une heure inconnue, on sort et on marche (...)
Il fait silencieux, froid et blanc, et pourtant il y a des traces de souvenirs. Celle qui, adossée aux affiches de couleur, regardait au hasard les passants : ces hommes qui marchent oubliés en (...)
1. Insomnie Je suis à cheval sur cette zone entre le jour d’hier et le jour de demain sur cette jument qui ne m’appartient pas ce n’est pas moi qui l’étrille et ce (...)
Dict en forme de requiem pour ma marraine Mireille dont le nom et le cœur m’ont toujours semblé contenir le soleil qui manqua si fort à son ciel * Ce soir ou ce matin-là lorsque (...)
le secret de l’univers à quoi pourrais-je dire que je suis relié qu’est-ce que chacun songe à appeler sa vie dans quelle possible prière glisserai-je les choses qui me sont (...)
¬ Enserrer du lointain le surgissement et la caresse, apprivoiser le flux en qui l’apaise, érige demeure, vain fil d’Ariane, arc de l’écart, ne te ployant jamais entièrement... (...)
Les lances de la pluie arrachaient la terre Et allaient en droite ligne dans le dedans de la terre Roseaux feuillages branchages de cyprès bouleau chêne rhizomes algues et toute la faune (...)
Mon cher Henri, Finalement je me décide à t’écrire une dernière lettre, même si, comme toi, je ne crois pas plus aux âmes qu’à l’au-delà, mais simplement parce qu’à cause (...)
LA CHAMBRE NOIRE La Cassia traverse une campagne abâtardie peut-être, mais c’est une campagne. Les Macchiaioli lui auraient rendu un petit hommage, Bien que dépaysés par la prolifération (...)
Dans les forêts traversées, lorsque j’emprunte les sentiers de ma mémoire, le coeur défriché, mes yeux fatigués se perdent sur les cercles des troncs, le regard à la lisière du souvenir, (...)
La brise qui t’enlace, c’est la parole des errants, de ceux qui n’ouvrent plus de livres et ne ferment plus de portes, de ceux dont la mémoire est dénudée par la violence (...)
Sourire au départ Le danger fut plus frais que cette voix plus blessé que le rouge des toits Rhume du monde qui éclate en sanglots c’est l’ouverture vraiment ouverte le (...)
Les funérariums se construisent en bordure des zones industrielles. L’université adossée au multiplexe. On se restaure sur le terre-plein des échangeurs. La faillite des boutiques (...)
Fjords Je rêve au long voyage aveuglé sous le sol et paressant de tout je me conduis dehors Je rêve à l’abandon au vent qui fait de nous de pâles sentinelles évanouies du corps je (...)
Izet Sarajlic vient de mourir. Né le 16 mars 1930 à Doboj, après des études de lettres à la Faculté de Sarajevo, il a travaillé presque toute sa vie dans la maison d’édition sarajévienne (...)
30 méditations géographiques (Nathanaël GOBENCEAUX) Le rivage : Lieu de l’espace-temps, le rivage est soumis à l’action des marées. Tout espace est tributaire de la dimension temps, (...)
Nous avons reçu ce mail de Jean-Michel Maulpoix : Jeudi 6 mars 2006, 18h49 Chers amis, Le verdict de la Cour d’appel de Montpellier vient de tomber dans l’affaire Brice Petit. Il (...)
Je regarde le temps qui explose à l’infini des bulles à tout va il s’oxyde puis et lâche (ou blute) des gouttes du temps des histoires de l’eau pour un peu je lui cracherais (...)