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Littératures numériques en Europe : état de l’art (appel à contribution)

février 2006 (Date de rédaction antérieure : 20 août 2017).

Rilune Revue des Littératures de l’Union Européenne

Rilune (www.rilune.org) est une revue scientifique qui cherche à favoriser le développement d’une conscience littéraire et culturelle européenne.

Pour le cinquième numéro de la revue, nous acceptons des propositions d’articles sur le sujet Littératures numériques en Europe : état de l’art. Les articles pourront être rédigés dans une des langues suivantes : Allemand, Anglais, Espagnol, Français et Italien.

Date-limite pour les propositions (500 mots) : le 31 mars 2006
Date-limite pour les articles : le 15 juin 2006

Littératures numériques en Europe : état de l’art

La littérature numérique, définie par l’Electronic Literature Organization comme l’ensemble des pratiques littéraires « utilisant les capacités de la technologie pour réaliser des choses que ne permet pas l’imprimé », se rapporte souvent à une image de sophistication technique inévitablement liée à des esthétiques littéraires qui, comme celles des avant-gardes européennes, sont caractérisées par une dynamique de l’expérimentation sur des formes narratives et poétiques. Il s’agit ici d’un ensemble de textes qui touchent à des dispositifs numériques et à des procédés multiples concernant, entre autres, la génération automatique de textes, les hypertextes, l’exploration aléatoire, l’interactivité, la visualisation.

En Europe, des auteurs comme Philippe Bootz situent sa naissance vers 1959 avec les premiers textes fondés, dans une approche quasi-expérimentale, sur la combinatoire et la variation. Vers 1980, Jean-Pierre Balpe réalise le premier générateur automatique. Commence alors une période caractérisée par la mise en place des bases de la littérature numérique ou cyberlittérature à partir notamment des oeuvres qui résultent des générateurs automatiques (e.g. Action Poétique, n. 95, 1981 et ALAMO, fondé en 1981, ainsi que de la poésie animée ou e-poésie, comme celle de la revue Alire. Les hypertextes littéraires ou hyperfictions affirment leur présence sur le Web quelques années plus tard. Aujourd’hui, ces oeuvres évoluent de façon rapide avec les nouveaux dispositifs techniques qui se servent de programmes de dessin graphique et de logiciels d’animation pour gérer les aspects verbaux, visuels et sonoros du texte, dans un but de créer des oeuvres dynamiques et interactives (Writing new imaginative fiction for the web). A côté de celles-ci, des expériences d’écritures collaboratrices sur Internet, comme le Websoap ou les MOOs (Multi-Users Dimensions Object-Oriented), précurseurs des Weblogs, présentent des espaces où s’instaurent de nouvelles expériences langagières et créatives.

Nombre d’études consacrées à la littérature numérique (cfr. bibliographie du numéro) se rapportent d’une part, aux possibilités créatrices et innovantes du numérique et d’autre part, aux implications du numérique sur l’écriture et la lecture. Il nous semble cependant qu’il est temps de dresser une perspective d’ensemble dynamique qui tienne compte non seulement de l’évolution des procédés techniques mais aussi de la « littérarité » des oeuvres, des contenus qu’elles véhiculent, des tendances formelles, techniques et esthétiques, des particularités linguistiques, de la collaboration entre auteurs, ainsi que de la disparition, hybridation ou transformation des genres traditionnels et des frontières géographiques dans le Web. Dans le cinquième numéro de RiLUnE, nous souhaitons donc aborder ces questions afin de confronter les points de vue sur la technologie et la création littéraire et artistique dans le paysage numérique spécifiquement européen.

Ce numéro voudrait accueillir des propositions qui explorent des oeuvres d’auteurs européens (génération automatique, e-poésie, hyperfiction, weblogs, etc.) pour : cerner des traits en commun ou des différences entre ces diverses expériences créatives au niveau des moyens d’expression et des contenus véhiculés ; interroger les liens entre l’écriture, le graphisme, la programmation informatique ; parcourir les statuts des images, des animations, des sons, entre autres dispositifs, en relation avec les textes qui les entourent.

Ana Pano

Normes typographiques pour les articles :

Tirage papier et numérisé ou envoi du texte par courrier électronique au comité de rédaction ou au responsable du numéro. Les textes en format numérique devront être lisibles par Word (au cas où on utilise un autre logiciel il faudra sauvegarder en format compatible) et devront être d’environ 30.000 caractères (espaces compris), notes comprises.

Les articles pourront être rédigés dans une des langues suivantes : français, italien, anglais, espagnol, allemand. Chaque article sera présenté avec un résumé en français et en anglais de 750 caractères (espaces compris) chacun au maximum, précédé du titre traduit.

L’auteur devra fournir au comité quatre ou cinq mots clés de son article.

Un bref CV de 200 caractères au maximum devra être présenté en anglais, français ou italien. L’établissement d’appartenance que l’auteur souhaite voir figurer sous son nom devra paraître à la fin de l’article, entre parenthèse, à côté du prénom et du nom de l’auteur.

Envoyez vos propositions à Ana Pano (ana.pano@unibo.it) ou à Rilune (rilune@unibo.it)

Pour tout renseignement, contactez le responsable du numéro ou visitez le site www.rilune.org

Url de référence : http://www.rilune.org

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