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Le surréalisme contre l´aliénation, par Philippe Dagen

samedi 22 février 2003 (Date de rédaction antérieure : 23 octobre 2017).

Une exposition à la Tate Modern de Londres, suivie de l’exposition "La révolution surréaliste" à Beaubourg, reprise ensuite à Düsseldorf, et pour chacune des succès considérables : l’année dernière a été faste pour le surréalisme. Elle l’a été d’autant plus qu’ont aussi eu lieu des rétrospectives qui, de Giacometti à Zurich à Toyen à Saint-Etienne, ont contribué à préciser son histoire.

La tendance se maintient : le Jeu de paume célèbre Magritte, en attendant que Miro prenne possession du dernier étage de Beaubourg. Elle est aussi nette dans le champ de l’édition et de l’histoire de l’art.

Après un passage à vide de près d’un quart de siècle – peu d’ouvrages importants parus, peu de recherches novatrices entreprises –, le surréalisme captive à nouveau : celui de l’entre-deux-guerres évidemment, mais aussi celui de l’après-45, si longtemps décrié et négligé. Et pas seulement le français : mais aussi le belge, mais aussi le tchèque, qui ont été tout aussi déterminants.

Autre indice de cette faveur retrouvée : le scandale croît autour de la prochaine vente Breton. Lettres ouvertes, pétitions : disperser la collection du poète – le mot collection est du reste bien faible pour désigner cette œuvre en forme d’autoportrait – apparaît à beaucoup comme la victoire de la spéculation mercantile sur l’esprit. Quand, voici une décennie, la collection de Tristan Tzara a été dispersée, l’indignation avait été très discrète. Le surréalisme n’était pas encore alors la référence suprême qu’il est devenu...

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