Rubrique Controverses Le 9 février 2010
La dialectique éristique est l’art de disputer, et ce de telle sorte que l’on ait toujours raison, donc per fas et nefas (c’est-à-dire par tous les moyens possibles)[[Le terme d’éristique (...)
Rubrique Domaine public Le 8 février 2010
(Translate)... Pourquoi évoquer La question juive à propos de la levée médiatique contre une militante au foulard musulman, en liste du Nouveau Parti Anticapitaliste pour les élections régionales françaises de 2010 (...)
Rubrique Inactuelles Le 8 février 2010
[som#art5] VI VII VIII [art5V Je le lis pour la sensation de naufrage que me donne tout ce qu’il écrit. Au début, on comprend, puis on tourne en rond, ensuite on est pris dans un tourbillon fade, sans (...)
Rubrique Bibliothèque latine Le 8 février 2010
Note du traducteur : en Italie, quand quelqu’un fait un sale coup, et qu’il cherche ensuite à échapper à ses responsabilités, on dit qu’il jette la pierre et qu’il cache la main qui a jeté la (...)
Rubrique Le Recours aux forêts Le 7 février 2010
Il peut pleuvoir et tempêter, ce n’est pas cela qui importe, souvent une petite joie peut s’emparer de vous un jour de pluie et vous inciter à vous retirer à l’écart avec votre bonheur. Cela fait (...)
Rubrique Le sens des affaires Le 6 février 2010
Cinq. Dans son boudoir de la rue des amis, Clara n’était jamais en retard. Un rendez-vous est un rendez-vous. Courtoisie et professionnalisme l’obligeaient à un minimum de rigueur. C’était un (...)
Rubrique Idées reçues sur l’Asie et l’Orient Le 5 février 2010
Nota bene : Ce texte fait suite au Livre premier. CHAPITRE I Lecture audio des ch. I à XX par Christian Martin pour audiocité.net De la puissance et de la magnificence de Koublaï, très grand roi des Tartares. (...)
Rubrique Grands astreignants Le 4 février 2010
Anaximandre, ami de Thalès et représentant le plus notable de l’école milésienne, qui introduisit en philosophie les concepts de principe, d’élément et d’Illimité, était à l’époque de Platon (...)
Rubrique Photographie Le 3 février 2010
Aimer est nécessaire... Aimer Aimé Césaire... Quatre ans s’écouleront après notre rencontre avant que tu ne meures... Je n’ai jamais voulu montrer ces photographies... Quand nous les avons faites, (...)
Rubrique Grands astreignants Le 3 février 2010
Das Unheimliche (1919) I Le psychanalyste ne se sent que rarement appelé faire des recherches d’esthétique, même lorsque, sans vouloir borner l’esthétique à la doctrine du beau, on la considère (...)
Le 1er novembre 2009
Contributeurs : Robert Harvey, Michel Surya, Alain Brossat, Ivan Segré, Alain Badiou, Yves Dupeux, Philippe Hauser, Véronique Bergen, Jean-Paul Dollé, Christiane Vollaire, Plínio Prado
Et si la « crise » n’était qu’une variable d’ajustement de l’économie financière, un levier de décompression politique, une méthode de gouvernement politique ?
Voilà des années maintenant que la politique fonctionne « à la crise », de quoi ? De tout. C’est selon les besoins ou les années. Tantôt de toute une filière industrielle, tantôt d’un secteur énergétique ; pourquoi pas d’une valeur morale, etc. Peu importe. Les médias s’en délectent, d’accord avec les spécialistes ès-crises ; les politiques s’en rengorgent : elle les leste d’un poids providentiel. Oui, mais 2009 aura su opposer à toutes ces crises – petites, c’est ce qu’il faut déduire après coup – une crise majeure, majuscule, LA crise (on a pas même hésité à dire d’elle qu’il n’y en avait pas eu de comparable depuis 1929), rien moins que celle qui a ébranlé les bases du monde moderne, libre, occidental pour tout dire, qui a bien failli le mettre à bas… Qui a failli seulement : la situation industrielle est morose, mais la situation financière reprend des couleurs. On n’hésite plus qu’assez peu à parler de reprise ; on tend déjà candidement vers elle. Ceux qui ont espéré que naîtrait d’elle quelque chose comme une remise en question, qui sait une alternative, en sont pour leurs frais. Le sont aussi, et combien plus, ceux à qui elle aura coûté domicile, emploi. Ces derniers ne comptent déjà plus pour rien : dégâts collatéraux d’une pandémie planétaire que répandent les places boursières, quelque prix que doive en payer l’économie « réelle » (en existe-t-il encore une ?)
Un soupçon est possible : et si ce qu’ils s’accordent si volontiers et unanimement à appeler « crise » n’était en fait qu’une variable d’ajustement de l’économie financière (de purge des « avoirs toxiques »), un levier de décompression économique (de restructuration, délocalisation…), une méthode de gouvernement politique. Soupçon qui ne semble pas excessif, à en juger par le fait que ce qui a d’abord paru de force à terrasser un système de domination pourtant sans partage, paraît après coup de nature à renforcer cette domination (c’est cette opération qui aura été appelée : « moralisation du capitalisme ») ; à tout le moins, en a évincé un peu plus toute possibilité de partage. Ce qui fascine en effet, c’est que si cette crise était faite pour que se mobilisent contre elle tous ceux qui y perdraient beaucoup, c’est le contraire qui se produit : les mobilisations n’ont rien agrégé qui ressemble à une mise en cause substantielle du système. La peur l’a emporté. Et, avec elle, le sauve-qui-peut de tous contre tous. A-t-on dit que cette crise avait permis à la politique de briller de nouveau, seule à montrer le sens de l’intérêt général ? C’est le contraire, à en juger par l’immense fatalisme qui semble de règle : la politique n’aurait qu’un peu plus disparu.

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