Rubrique Etrange XIXe siècle Le 30 juillet 2010
Parler de Satanisme au XXe siècle voilà qui doit sembler un anachronisme. C’est, la plupart du temps, bénévolement s’exposer à des sourires d’ironie, de scepticisme et de dédain. Ceux-là même qui (...)
Rubrique Romans (extraits) Le 29 juillet 2010
Tu parles d’une baraque ! Je suis sûr que j’ai une putain d’araignée qui m’est rentrée dans le cul pendant que je dormais. C’est vraiment la maison du bon dieu mais tu peux toujours (...)
Rubrique Autres espaces Le 28 juillet 2010
"Le jour où Walt Whitman se mit à écrire, il y avait de la liberté dans l’air". On ne saurait mieux dire. Et William Carlos Williams continue, sous forme de prosopopée : "C’est là de la poésie parce que (...)
Rubrique Autres espaces Le 27 juillet 2010
« J’écris pour contrecarrer l’opinion que l’Europe et la civilisation vont au diable », déclara un jour Ezra Pound pour lequel écrire revenait à poser la question du signe et de la pensée qui (...)
Rubrique Domaine public Le 26 juillet 2010
"Cet Arthur Cravan, qui ne manque jamais de faire suivre son nom de ces mots : neveu d’Oscar Wilde, s’est donné hier soir aux Sociétés savantes en spectacle à quelques centaines d’Anglais, (...)
Rubrique Poésie sonore Le 25 juillet 2010
.séquence horizontale ce soir orage insérer doux visages féminins masculins passés repassés perception instant hors jusque minuit demain samedi aplats liquides 06:00am tititi tititi tititi m. lui est tombé (...)
Rubrique Inactuelles Le 24 juillet 2010
L’hypnose connut un destin étrange. Depuis Mesmer et Puységur jusqu’à Charcot et Bleuer, on ne sait pas au juste ce que c’est. Freud non plus ne sait pas ce que c’est mais il sent bien que (...)
Rubrique Agora Le 23 juillet 2010
Le Monde nous apprend que notre ami Predrag Matvejević, écrivain et ancien professeur à la Sorbonne, est condamné à deux ans de prison, dont cinq mois fermes, pour diffamation par le tribunal municipal de (...)
Rubrique Domaine public Le 23 juillet 2010
Lord Patchogue naît aux USA, sur du papier à entête d’Allerton House, 45 East 55 th Street. Il est le double de Jacques Rigaut. Cet alter ego est "vulnérabilité, mollesse, et redoute d’être changé dans (...)
Rubrique L’insurrection Le 22 juillet 2010
Tel qu’il s’est exprimé dans la presse et sur Internet, le soutien à Julien Coupat et ses amis accusés d’avoir saboté une voie ferroviaire repose sur la conviction que ceux-ci sont innocents. Il (...)
Le septembre 2004
La revue Action Restreinte fait paraître son quatrième numéro, sous le titre : (trans)fusions des genres.
C’est sur le travail du corps que nous invite à nous pencher ce dernier opus de la revue : voir comment le genre sexuel transpire dans la pensée, dans les usages. Comment les styles d’écriture, de création, digèrent ce qui se donne d’abord comme l’autre séparé, coupé, ainsi que l’étymologie du mot sexe le dit (secus, seco) : l’autre en soi, intimement mêlé, ou l’autre infiniment désiré, voilà matière à embrasser.
Partant, il faudra ajouter à la distinction habituelle féminin/masculin, par trop schématique, des écarts fertiles et des particularités qui ne se disent pas en creux, dans les manquements au modèle dominant, mais dans l’échange, le passage : guidés par l’analyse exigeante mais féconde d’Akiko Ueda contre l’évidence trompeuse du féminin, contre un langage qui habituellement résume, neutralise l’altérité, et reconduit un système moniste-mâle, il s’agit de comprendre le jeu de la différence sexuelle, des différences.
Mais doit-on être soit femme, soit homme, et s’y conformer à toute force ? Il va de soi que désormais on compte au moins quatre sexes, qui ne sont pas des avatars lacunaires des deux précités mais leur vérité, nous dit Nathalie Gassel. C’est en multipliant les genres possibles afin qu’ils ne soient pas à la périphérie mais au centre, références à part entière, et non moitiés tronquées, que l’on pourrait abolir les clichés de genre, et anoblir des pratiques qui sont encore cantonnées à des discours sur les minorités. Ainsi Virginie Lalucq et Isabelle Zribi, dans un échange passionnant, pointent-elles du doigt les limites des revendications de genre sexuel : parle-t-on d’une écriture masculine ? Un "film de femmes" peut-il prétendre à l’universel ?
Tantes, folasses, trans et bi, femmes phalliques et eunuques, hermaphrodites et gens extraordinaires, il ne vous reste plus qu’à lire de plaisir...
A.S.