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Hommage à Yann Le Masson
disparu le 20 janvier 2012
France Culture, 20 février, 17h-18h

vendredi 3 février 2012 (Date de rédaction antérieure : 20 août 2017).

France Culture écoutez le direct
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SUR LES DOCKS France Culture
http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks.html-1
(différé et podcast).

lundi 20 février, Passeur de réel, 17h - 18h

Hommage à Yann Le Masson, disparu le 20 janvier 2012,
avec la rediffusion d’un documentaire du 11.01.2011.

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L’abécédaire de Yann Le Masson

Yann Le Masson, pendant Le Poisson Commande
Photo Félix Le Garrec
Source Cinémathèque de Bretagne

par Simon Guibert

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Né à Brest le 27 juin 1930, Yann Le Masson grandit à Brest, Vannes, Toulon puis Dakar. Il entre à l’Ecole de cinéma de la rue de Vaugirard, avant l’IDHEC dont il ressort avec un diplôme de chef-opérateur de courts métrages, en 1955. Officier parachutiste, d’août 1955 à avril 1958 puis… porteur de valise pour le FLN, il tourne en Tunisie avec Olga Poliakoff, « J’ai 8 ans » qui fut interdit durant dix ans sur le territoire national… Le colonialisme français fut encore l’une de ses cibles, à La Réunion cette fois, « Sucre amer » (1962), lui aussi interdit pendant dix ans en France. Après avoir filmé l’enterrement des morts du métro Charonne en 1962, il enregistre celui du jeune militant Gilles Tautin en 1968 avec une caméra prêtée par Marin Karmitz. En 1971, au Japon, Yann Le Masson réalise avec Bénie Deswarte « Kashima Paradise » (sur un commentaire de Chris Marker) ce que certains considèrent comme son chef d’œuvre...

Citations :

« Caméraman d’exception et par ailleurs marinier, Yann Le Masson est une légende du cinéma direct dont chaque film balisa l’histoire du geste documentaire. Coréalisé avec Bénie Deswarte, Kashima Paradise (1973) est son chef-d’œuvre. » Patrick Leboutte, Kashima Paradise, le cinéma de Yann Le Masson.

« Une des clefs de ce bouleversement, cette chose qui manque le plus à la plupart d’entre nous, particulièrement aux cinéastes : le Temps. Le temps de travailler, et aussi, et surtout de ne pas travailler. Le temps de parler, d’écouter, et surtout de se taire. Le temps de filmer et de ne pas filmer, de comprendre, et de ne pas comprendre, de s’étonner, et d’attendre l’au-delà de l’étonnement, le temps de vivre. Le temps de s’habituer aussi, de part et d’autre, et ce n’est pas rien. Même si la limitation de l’équipe de tournage, à deux personnes, réduit déjà le traumatisme martien que provoque un vrai tournage, le temps continue d’apprivoiser, de familiariser. On s’habitue à cette caméra que Yann porte à l’œil comme un myope chausse ses lunettes, pour mieux vous regarder, mon enfant. » Chris Marker.

filmsenbretagne.com

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